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Loyers: «On a 50% de chance de payer 210$ de plus» que l’an passé

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Le prix moyen des loyers, tout comme le prix médian, augmente très rapidement sur le marché locatif québécois, affirme Jean-Christophe Caron, vice-président de Bloc Solutions.

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Cette plateforme de gestion locative est une pionnière dans l’industrie au Québec, étant la première à avoir mis sur pied des baux entièrement électroniques.

Ainsi, elle représente environ 15% du parc locatif total et elle a accès à des données qui montrent bien l’évolution des prix.

«Si on regarde au niveau des statistiques seulement, au niveau des trois derniers mois, le loyer moyen dans notre plateforme a augmenté de 7%, ce qui représente l’inflation d’un an complet en trois mois», explique M. Caron.

Selon lui, certaines familles paient au-dessus de 200$ de plus par mois pour leur logement par rapport à l’année dernière.

«Les chiffres toutes grandeurs [d’appartement] confondues, on payait en moyenne 1063$ l’an dernier et cette année c’est en moyenne 1246$», a-t-il soutenu.

«Si on regarde au niveau de la médiane, donc 50% des loyers se trouvent en dessous de ce prix-là et 50% se trouvent au-dessus; on parlait de 940$ l’an passé, maintenant on est à 1150$, donc c’est un 210$ de plus», a expliqué l’expert.

«Donc, on a une chance sur deux de payer 210$ de plus son loyer mensuel», a conclu Jean-Christophe Caron.

Il croit que ces données permettent de présumer que le loyer est de plus en plus inabordable, ou que les loyers abordables sont de plus en plus difficiles à trouver.

Il a confirmé aussi que ce problème n'était pas confiné aux grands centres.

Pourquoi une telle hausse?

Selon le vice-président de l’entreprise Bloc Solutions, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer la hausse observée. 

Ce dernier déclare d’ailleurs que «les gens sont conscients qu’il y avait peut-être un certain retard au Québec, comparativement à d’autres provinces».

La baisse du taux d’intérêt et l’inflation que connaît actuellement le Canada jouent également un rôle dans la hausse des prix. 

Les faibles taux d’intérêt ont poussé plusieurs propriétaires immobiliers à vouloir faire l’acquisition d’un nouvel immeuble, selon M. Caron, ce qui a souvent mené à une surenchère. 

«Les gens étaient prêts à payer un peu plus cher pour les immeubles, donc en payant un peu plus cher, on doit refiler un peu une partie de cette facture-là également au locataire», explique-t-il. 

La vétusté du parc immobilier québécois et les nombreux travaux qui doivent y être faits contribuent aussi à la hausse des loyers. 

«Nécessairement, on doit refiler une partie de cette facture-là clairement au locataire, qui parfois, en paie les frais», explique Jean-Christophe Caron.

Ce dernier souligne également que plusieurs loyers qui sont plus abordables «ne sont pas toujours dans des états décents». 

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