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Une présumée victime raconte comment Paul Mukendi l'aurait violée

Le deuxième procès du pasteur tenu sans sa présence

Le pasteur Paul Mukendi aurait donné une conférence de presse en octobre dernier près de Kinshasa, au Congo.
Photo d’archives, Facebook de Junior Luyindula Le pasteur Paul Mukendi aurait donné une conférence de presse en octobre dernier près de Kinshasa, au Congo.

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Après avoir accordé la requête permettant la tenue d’un procès en l’absence de l’accusé, le tribunal a pu entendre une ancienne fidèle de Paul Mukendi raconter comment elle aurait été violée dans une ancienne cimenterie il y a de cela 15 ans.

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C’est en 2003 que Josée (prénom fictif) a fait la rencontre du pasteur Paul Mukendi. À l’époque, l’homme d’Église résidait à Vegreville, en Alberta, et Josée l’avait invité comme pasteur dans le cadre d’un rassemblement d’évangélistes.  

«Il devait dormir chez moi pour une nuit, il est finalement resté trois mois parce que, de jour en jour, il demandait s’il pouvait rester une nuit de plus», a témoigné la dame aujourd’hui âgée de 53 ans.  

Dans la journée, Mukendi demeurait chez Josée, disant prier et lire la Bible. La dame et son conjoint de l’époque subvenaient aux besoins du pasteur, qui a finalement quitté les lieux parce que le mari de Josée n’en pouvait plus.  

À l’époque, pour la présumée victime, Mukendi représentait «une autorité spirituelle qui écoute les doléances et utilise la parole de Dieu pour remonter les gens», mais, en 2006, après avoir fait certains constats, elle a choisi de quitter l’Église Parole de Vie. 

Taxes

«Paul, il me taxait beaucoup. Entre 1000 et 2000 dollars presque tous les jours. Il me rendait responsable de tout ce qui le concernait. Il avait toujours des choses à payer», a témoigné la dame devant le juge Jean Asselin.  

Lorsque Josée s'est retrouvée séparée, sans le sou et sans voiture, Mukendi lui a offert de partager la sienne. «C’est moi qui la lui avais offerte», a précisé la dame. C’est ainsi qu’elle s’est mise à le côtoyer tous les jours.   

Un soir, alors que Mukendi devait aller la reconduire chez elle, il aurait plutôt pris le chemin d’une ancienne cimenterie située à Beauport. À cet endroit, sans détour, il aurait dit à Josée «vouloir la coucher pour lui faire le sexe». 

«J’ai refusé. Il est sorti de la voiture, est venu côté passager, m’a sortie avec force de l’habitacle, il a écarté mes jambes et arraché ma bobette», a-t-elle relaté lorsque questionnée par la poursuivante, Me Sonia Lapointe. 

Agression sexuelle

Mukendi l’aurait pénétrée de force alors qu’elle avait le visage écrasé sur la banquette et les jambes sorties à l’extérieur de la voiture. 

«Après, je criais, je pleurais... J’ai couru et lui me suivait en voiture en me disant de monter à bord, mais je ne voulais pas... Puis mon cellulaire a sonné. J’ai répondu et, au bout du fil, c’était un autre pasteur. Je lui ai tout raconté et il m’a demandé de ne pas porter plainte», a raconté Josée.  

«À la suite des événements, j’ai tout déchiré, tout cassé... et, deux semaines après, j’ai porté plainte, mais les accusations sont venues des années plus tard», a-t-elle ajouté.  

Le juge fera savoir mercredi s'il déclare ou non Mukendi coupable d’agression sexuelle.  

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