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Faire du drôle avec du triste: Louis-José Houde remarquable dans son nouveau spectacle

Louis-José Houde
Photo courtoisie, Laurence Labat Louis-José Houde lors du lancement de son nouveau spectacle Mille mauvais choix, le 30 novembre.

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La seule fois où Louis-José Houde rate la cible dans son remarquable nouveau spectacle Mille mauvais choix, dont c’était la première à Québec, mardi soir, au Théâtre du Petit-Champlain, c’est quand il affirme que « personne ne sort d’ici de bonne humeur ».

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Il n’y avait aucun vague à l’âme parmi les spectateurs au bout de ce spectacle de 80 minutes où il se passait rarement plus de quelques secondes sans qu’un fou rire n’éclate.

À sa cinquième création en solo, Louis-José Houde quitte pourtant une certaine frivolité, qui lui allait à ravir au demeurant, pour se frotter à des sujets plus profonds.

Le cœur de ses nouveaux monologues est sa rupture avec Magalie Lépine-Blondeau (jamais nommée), qui lui a brisé le cœur, et qui lui permet d’ouvrir les portes de son intimité avec une vulnérabilité qu’on ne lui connaissait pas.

« Je sais que normalement je fais de l’humour qui rejoint tout le monde. Pas ce soir », avertit-il d’entrée de jeu.

Revenir à l’humour

Et il est vrai qu’il touche à des sujets sensibles. C’est le cas quand il se désole de vieillir sans avoir d’enfant, d’habiter désormais une maison bien trop grande pour un gars célibataire ou qu’il révèle qu’il prend des antidépresseurs.

Or, chaque fois qu’on sent l’émotion monter, un gag bien placé ramène tout le monde sur le terrain de l’humour.

Parce que Louis-José Houde reste Louis-José Houde. 

Il raconte qu’il pleurait à chaudes larmes en défaisant son sapin de Noël pendant sa peine d’amour ? On rit en se tapant sur les cuisses.

Jamais il n’écorche son ancienne flamme. Il dit même que c’était sa plus belle rupture à vie. « Du beau travail d’équipe. »

Contrairement à ses créations précédentes, Louis-José Houde a choisi de présenter Mille mauvais choix dans de petites salles. C’est un choix judicieux. L’ambiance chaleureuse du Petit-Champlain convenait parfaitement au ton intimiste de ce spectacle et provoquait des interactions savoureuses avec le public.

On a ainsi eu droit à de petits moments aussi inattendus qu’hilarants, par exemple quand une spectatrice a échappé un « ah ouain » stupéfait en entendant le comique décrire tout ce que les Juifs hassidiques ne peuvent faire le jour de Shabbat.

« C’est rare que ça arrive au Grand Théâtre », s’en est amusé Louis-José Houde.

L’humoriste pourra le vérifier puisqu’au cours de ses prochaines escales dans la capitale, en plus de quelques retours au Petit-Champlain, il montera aussi sur la scène de la salle Albert-Rousseau et du Grand Théâtre. Dépêchez-vous, la plupart des représentations affichent complet.

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