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Deux anciens militaires écopent de lourdes peines d'emprisonnement

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Deux anciens militaires de carrière qui ont fait le choix de se réorienter dans la vente de stupéfiants et le trafic d’armes à feu ont été condamnés à des peines de pénitencier significatives de plus de 6 ans pour l’un et 7 ans pour l’autre.

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Carl Lehoux-Allaire, 31 ans, et Steve Blais, 37 ans, ont plaidé coupables, mercredi, à une kyrielle d’accusations pour des faits qui se sont déroulés entre le 15 janvier et le 20 mai 2021. 

Au printemps, le Service de police de la Ville de Québec a eu vent que les deux hommes s’adonnaient au trafic à partir d’un appartement appartenant à Blais et situé sur la 47e rue Ouest à Charlesbourg. 

« Preuve accablante »

Une opération d’infiltration, baptisée Projet Malsain, a donc été mise sur pied, ce qui a permis aux policiers d’amasser « une preuve accablante » contre les deux hommes. 

Selon le résumé des faits présenté par le poursuivant, Me Matthieu Rochette, il y a eu de multiples transactions de drogues et Lehoux-Allaire – qui a reçu une peine de 93 mois – a fourni une arme à feu aux agents d’infiltration en plus de « prendre contact avec une connaissance de Winnipeg » pour en obtenir d’autres. 

Certaines transactions ont également eu lieu chez Blais – condamné à 78 mois – qui résidait alors avec femme et enfants sur la rue des Métis à Charlesbourg. 

Perquisitions

À la suite de perquisitions effectuées le 20 mai 2021, les policiers du SPVQ ont été en mesure de mettre la main sur plusieurs livres de cannabis, plusieurs kilos de cocaïne, des milliers de comprimés de méthamphétamine, de médicaments d’ordonnance et de Cialis et près de 40 000 $ en argent comptant. 

Les agents ont également trouvé des listes de comptabilité, des balances, des machines à compter, des lots de sachets d’emballage, des tests de pureté de cocaïne ainsi que des armes de poing. 

Regrets

En défense, Me Simon Roy qui représente Lehoux-Allaire a mentionné à la juge Réna Émond que son client a tenté de réinsérer la société en exploitant un restaurant, mais que la pandémie avait eu raison de ce dernier ainsi que de ses économies et qu’après être tombé en dépression, il s’était mis à consommer de la cocaïne. 

« Pour lui, l’arrestation a été salutaire et il regrette la situation », a mentionné Me Roy. 

Me Eddy Ménard, qui défendait les intérêts de Blais, a quant à lui mentionné que son client, qui avait effectué plusieurs missions, avait reçu un diagnostic de choc post-traumatique. 

« Je m’excuse, j’ai honte et je regrette sincèrement ce que j’ai fait », a d’ailleurs dit Steve Blais lorsqu’il a été invité à prendre la parole.  

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