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Procès pour agression sexuelle: l’ancien policier témoigne pour sa défense

Procès pour agression sexuelle: l’ancien policier témoigne pour sa défense
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Après une pause de quelques semaines, le procès de l’ancien policier Maxime Lehoux, qui est accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune femme rencontrée dans un bar, en février 2018, s’est poursuivi avec le témoignage de l’accusé.

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La version offerte au tribunal par l’homme de 30 ans est toutefois à l’opposé du récit rapporté par la plaignante.  

Selon lui, la jeune femme qui l’accuse de l’avoir agressée sexuellement avait, le soir des événements, un comportement normal et elle a été cohérente tout au long de ses échanges avec lui.  

«Elle démontrait beaucoup d’intérêt à mon égard, elle initiait des contacts physiques avec ses mains et elle faisait un peu de séduction», a témoigné l’accusé en ajoutant que l’un de ses amis, qui étaient au bar avec lui, le lui avait aussi fait remarquer. 

Relation consensuelle

L’ancien policier a toutefois dit être «réticent» envers cette séduction puisque la jeune femme était «l’ex d’un ami». Finalement, quand les amis de Lehoux sont allés aux toilettes du bar, Lehoux et la plaignante se sont embrassés.  

«Elle m’a dit qu’elle avait envie de moi, je lui ai dit que j’avais envie d’elle. Dans le véhicule, on s’est embrassés, puis on est allés chez elle et elle agissait comme quelqu’un de normal», a-t-il ajouté.  

S’est ensuivie une relation tout à fait consensuelle où, selon les dires de l’accusé, la jeune femme participait en y mettant «de la vigueur».  

Il a également fait savoir au juge Steve Magnan qu’après la rupture du condom utilisé pendant la relation, parce qu’elle avait peur de tomber enceinte, la plaignante aurait elle-même pris le pénis de l’accusé pour avoir une relation anale.  

«Elle n’a toutefois pas aimé ça, alors, ça a mis fin à la relation. Elle m’a dit que c’était une pratique qu’elle ne faisait pas souvent. Ensuite, on a discuté, puis j’ai quitté», a-t-il ajouté.  

En décembre, le syndicat du service de police l’a contacté pour lui mentionner qu’une accusation d’agression sexuelle allait être portée contre lui.  

Version opposée

Rappelons que lors de son témoignage, la plaignante avait raconté avoir «perdu la carte» après avoir croisé l’accusé et ne se rappeler que de quelques «flashs».  

Lors d'un de ceux-ci, elle dit se trouver dans sa chambre, chez ses parents, «nue ou habillée», et elle se souvient qu’il était question de «condom».  

Le lendemain, elle dit s’être réveillée avec des douleurs vaginales et anales. La défense fera savoir vendredi si elle présentera éventuellement un autre témoin.