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Mont-Sainte-Anne: pannes et bris freinent encore les skieurs

FD-ACCIDENT MONT ST ANNE GONDOLES
Photo d'archives, Agence QMI

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D’autres pannes et bris d’équipement freinent à nouveau l’élan des skieurs au Mont-Sainte-Anne, ouvert depuis vendredi matin, à Beaupré.

Toujours privée de la télécabine pour le début de la saison, la clientèle a dû se rabattre sur l’Express du Sud et La Tortue, deux remontées datant de 1986, pour commencer l’hiver. 

Selon des abonnés, La Tortue a connu des ratés vendredi matin, lors de l’ouverture. La panne fut temporaire, mais la grogne perdure. Des employés ont confié que le système d’enneigement a également connu des ennuis dans les dernières semaines. 

Pas de date

Comme la saison dernière, des skieurs choisissent parfois de gravir la fin de la montagne à pied, afin de basculer sur le versant nord et de profiter de la glisse.  

Les travaux sur la télécabine, amorcés en août, se poursuivent «selon l’échéancier prévu». La direction a d’abord parlé de la mi-décembre pour la remise en service, mais cette indication n’apparaît pas dans la plus récente communication envoyée aux abonnés. Les accidents remontent à février 2020, il y a deux ans bientôt. 

«Toutes nos autres remontées sont opérationnelles et prêtes pour l’ouverture de saison. Elles ont fait l’objet de tous les entretiens requis depuis la fin de la saison dernière et répondent à toutes les normes en vigueur», a écrit cette semaine le Mont-Sainte-Anne pour rassurer ses clients. 

Vendredi, le Mont-Sainte-Anne n’a pas répondu à notre demande. 

Attestations de conformité

La station de ski a annoncé mercredi son intention d’ouvrir 48 heures plus tard. Pourtant, la veille, mardi, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) n’avait pas encore reçu les attestations de conformité et de sécurité de l’ingénieur mandaté par le propriétaire. 

Dès le 30 novembre, Le Journal a tenté d’obtenir des réponses concernant la sécurité des installations.  

Mercredi, le porte-parole de la RBQ, Sylvain Lamothe, a répondu à nos demandes. «Nos spécialistes procèdent à la vérification de ces documents», a-t-il précisé. La Régie du bâtiment a finalement expliqué que la station pouvait commencer ses activités de façon sécuritaire. 

«Le propriétaire est responsable du choix des solutions, des travaux requis et des investissements qui en découlent», a toutefois mentionné M. Lamothe. 

Au centre de ski de fond du Mont-Sainte-Anne, les sentiers sont également demeurés fermés quelques jours après la pluie verglaçante de lundi. Selon nos informations, des bris aux surfaceuses ont empêché d’entretenir les pistes. Les sentiers sont désormais accessibles de nouveau. 

Dans le chalet de ski alpin du versant nord, le service de restauration, fermé l’an dernier en raison de la pandémie, a aussi été placardé, ont spécifié des clients. 

«Un joyau délaissé»

«Malheureusement, ce joyau est délaissé depuis plus de 20 ans. Aucun réinvestissement significatif dans les infrastructures et les activités de la station n’y a été fait par le gestionnaire en place depuis 1998», ont lancé récemment Alex Harvey et Mario Bédard, tous deux co-porte-parole de la coalition Avenir Mont-Sainte-Anne. 

L’homme d’affaires et négociateur Yvon Charest a aussi envoyé un autre signal d’alarme au début décembre. «Parce que le dépérissement au Mont-Sainte-Anne est inacceptable, que le gestionnaire RCR ne donne aucun signe de changement, seul le gouvernement du Québec pourrait mettre la pression nécessaire.»

Avant taxes, un billet journalier pour adulte coûte entre 92 et 112$ et un abonnement saisonnier, 3065$ pour un couple.  

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