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Dans l’univers musical d’Emmanuel Bilodeau

Dans l’univers musical d’Emmanuel Bilodeau
Photo d'Archives AGENCE QMI

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Le comédien humoriste arpente le Québec afin de roder son prochain «one man show», dont la première est prévue le 3 février prochain. 

C’est au Théâtre Outremont qu’Emmanuel Bilodeau présentera pour la première fois son «Manu Bilodeux - Dans le pétrin» dans sa version définitive.

Écolo, il sillonne les routes du Québec au volant de voiture électrique pour aller tester son matériel un peu partout dans de petites salles.

Même que dans ses nouveaux numéros, il se risque à pousser la note à quelques reprises. Pas étonnant pour un gars qui est passionné de musique depuis son tout jeune âge.

En plus du théâtre et de l’humour, as-tu déjà été tenté par des projets musicaux?

C’est un fantasme que je considère encore un peu inaccessible. Je me suis permis de placer trois petites tounes dans mon «show». Ça me fait vraiment du bien. C'est une thérapie.

Qu'est-ce qui jouait dans la maison quand tu étais jeune?

Barbara, les Beatles. Jacques Brel, Léo Ferré... «Les Moulins de mon cœur» de Frida Boccara. Georges Moustaki.

Te souviens-tu d’une chanson en particulier que tu écoutais quand tu étais enfant?

«Le Téléfon» de Nino Ferrer. J'ai rendu mes frères et sœurs fous tellement je l’écoutais souvent quand j'avais 5 ou 6 ans. Ils ont caché le disque pendant des années. Quand j'ai retrouvé le disque, j’étais très fâché.

Quel album te ramène à l’adolescence?

L’album avec «Bohemian Rhapsody» (NDLR: «A Night At The Opera») de Queen. J'ai capoté sur le fait qu’on puisse chanter une toune, la déconstruire. Il n’y a pas de «beat» clair, régulier. Quand je l’ai écoutée la première fois, le monde s'est un peu arrêté.

C'est le premier album que tu t’es acheté avec ton argent?

Non. Mon premier achat avec mon argent, j'avais 8 ans. C’était Michel Fugain et le «Big Bazar». Je passais les journaux puis j'avais un peu de sous, donc j’étais capable de m'acheter des choses. J'étais bien fier! Je l’ai écouté tellement souvent.

Qu'est-ce que tu écoutes sur la route entre les spectacles?

Les Cowboys Fringants. Je les aime vraiment beaucoup. Ça me parle. C'est des tounes que j'aurais aimé composer et chanter. Ça me ressemble vraiment. Mais j’aime aussi Pierre Lapointe, Ariane Moffatt. J'aime beaucoup de choses différentes. J'aime la musique classique, mais je ne suis pas un expert. J'aime beaucoup Mozart...

Tu as de jeunes enfants à la maison. Est-ce qu’il y a une chanson pour enfants en particulier que tu n’es plus capable d’entendre?

(Chantant) «Chez moi à la maison, c’est moi le grand garçon. J'ai des amis partout, j’m'appelle Caillou». Je suis pu capable!

Mais il y a de bons albums pour enfants. Daniel Lavoie en a fait un et on l'écoute encore vingt ans plus tard. Aussi, les tounes pour enfants de Gilles Vigneault sont bonnes. «Dans mon trésor, dans mon jardin», c'est des artistes différents qui chantent du Gilles Vigneault. C’est vraiment beau.

Avec tes enfants plus vieux, vous écoutez quoi?

Des fois avec mes gars, on écoute Drake et Imagine Dragons. Un de mes fils, c’est déjà dépassé. Lui, il écoute du gros rap heavy. Je suis pogné pour écouter ça. Quand je dis à mon fils: «veux-tu m’accompagner à Québec?» Quand il dit oui, je me dis: «ah non, c'est vrai, j'avais oublié qu'on allait se taper du rap pendant deux heures et demie!» (Rires)

On parle souvent de ton rôle de René Lévesque, un politicien que tu admirais, mais si tu avais à interpréter un musicien que tu admires, ça serait qui?

Gilles Vigneault. C’est une force de la nature. Il a tellement de dignité, de poésie, de verve. Un regard franc, une pensée claire. Il m'impressionne beaucoup. C'est vraiment un grand Québécois. Sinon, il y aurait Michel Rivard, un gars que j'adore. Il a l’ego à la bonne place. Il joue pas de «game».

Tu es quelqu’un d’engagé socialement. Tu t’es affiché comme souverainiste. Mais en quoi ça se traduit en musique?

Quand j'entends «Les géants» de Loco Locass, ça vient me chercher. Claude Gauthier aussi, «Le plus beau voyage». Ce sont des chansons qui parlent avec profondeur du pays dont on doit être fier et qu’on pourrait encore construire. Même si ça ne fait pas partie des préoccupations du monde. Et je comprends pourquoi. Moi-même, c'est l'environnement qui me préoccupe maintenant. Ça me prendrait une bonne chanson pour me faire raccrocher un peu.

Ton meilleur biopic sur un artiste musical?

«Dédé à travers les brumes». C'est un grand film. J’ai bien aimé celui sur Queen («Bohemian Rhapsody»). C’était bien sympathique. J'ai aimé aussi celui sur les Beatles, «Yesterday»... C’est pas un biopic du tout, mais c'est quand même fascinant. Aussi, «La vie en rose» sur Édith Piaf avec Marion Cotillard, c'est un des grands films qui m’a marqué.

J'ai pas le choix de te demander quelle est ta chanson fétiche du temps des Fêtes...

J’ai bien aimé l’album du temps des Fêtes de Pierre Lapointe, «Chansons hivernales». Aussi, j'aime beaucoup Maryse Letarte. «Des pas dans la neige», c’est un album que j'écoute chaque année avec les enfants.

Est-ce qu’il y a un album que tu as reçu en cadeau à Noël qui t’avait vraiment marqué?

«Crime Of The Century» de Supertramp. Mais je sais pas si je l’ai reçu à Noël ou à ma fête par exemple. Ça m’avait vraiment fait capoter!

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