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L’enfance maltraitée

granby fillette jeudi
Photo d'archives, Jonathan Tremblay Une famille dépose un ours en peluche près du lieu où la « fillette de Granby » a connu une fin horrible, au printemps 2019.

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L’enjeu du bien-être des enfants dépasse le cadre du destin individuel ou familial. 

Quand on ne prend pas soin de nos enfants en amont, c’est notre équilibre et notre avenir en tant que société que l’on met à risque.

Effet boomerang

Nos petits sont les citoyen.ne.s de demain. Ils sont les responsables du monde qui vient. 

Par conséquent, si on en fait des éclopés, c’est le monde de demain qui sera à cette image.

Tout est dans tout

Aussi, prendre soin d’un enfant, c’est prendre soin de l’avenir de sa famille, de sa communauté, de sa nation. C’est contribuer à l’équilibre même de l’humanité.

Dans l’histoire passée ou récente des femmes et des hommes de ce monde, il est fort aisé de trouver dans toutes les sphères sociales, politiques ou économiques, des exemples de personnes qui ne l’ont pas eu facile et qui, à leur tour, en ont fait baver d’autres ou qui le font aujourd’hui.

Les schémas se répètent souvent... Mais certains s’en sortent cependant. Heureusement.

Les signes

La littérature scientifique nous soumet une information consistante sur les signes de la maltraitance contre les enfants. Ils sont soit de l’ordre des symptômes physiques et psychosomatiques, soit comportementaux, soit des interactions négatives adulte-enfant, soit émotionnels, voire tout ça à la fois...

Ainsi, soit parce qu’on n’est pas vigilant, soit parce qu’on relativise ou qu’on est indifférent, on passe souvent à côté de ces signes qui peuvent sortir un enfant de son enfer ou lui sauver la vie. Et conséquemment, contribuer à préserver l’humanité.

Je pense notamment à « la fillette de Granby ».

Le drame

La fillette de Granby est désormais inscrite sur la liste indélébile des victimes tragiques de la maltraitance.

Elle naquit dans une famille éclopée. À la lumière de ce que rapportent les médias, pauvreté, maladies psychiques, toxicomanie, alcoolisme y étaient au menu.

La petite de Granby n’était pas non plus dans le bon « village ». Car ça prend un bon village pour élever un enfant de façon sécuritaire et épanouissante. Elle aura malheureusement vécu dans le « village de l’indifférence »...

Elle vivait un enfer. La dénutrition, les bleus, les ecchymoses, les traces de coups, les absences scolaires, toutes les traces visibles de maltraitance étaient lisibles dans « le village ».

À elles seules, les absences scolaires auraient dû déclencher une protection digne de ce nom. Mais non... 

Pourquoi l’a-t-on abandonnée dans la meurtrissure ?

Une fois décédé, un enfant ne ressuscite pas parce que son bourreau se retrouve derrière les barreaux.

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