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Un ex-policier écope de 18 mois de prison

Il a agressé sexuellement une collègue de travail

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Coupable d’avoir agressé sexuellement une collègue de travail lors d’une soirée de Noël bien arrosée, un ancien policier du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a écopé, hier, d’une peine d’emprisonnement ferme de 18 mois.

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Les proches de Maxime Lehoux ont laissé échapper un cri de stupeur lorsque le juge Raymond W. Pronovost, de la Cour supérieure, a rendu sa sentence. 

Pour sa part, Lehoux, impassible, a suivi les constables spéciaux qui ont dû le menotter avant de le conduire en détention. 

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Même si l’homme de 30 ans a toujours nié les faits, en martelant que la relation sexuelle complète sans protection avait été faite de manière « consensuelle », le jury qui l’a reconnu coupable n’a pas retenu cette version, estimant plutôt que Lehoux avait profité de l’état d’ivresse avancée de la policière pour l’agresser sexuellement. 

Étiquette accolée à la victime

Avant de prononcer sa peine, le président du tribunal a rappelé que les gestes commis sur la policière avaient eu de nombreuses conséquences néfastes pour elle, et bien que cinq années se soient écoulées depuis les événements, elle demeure, encore aujourd’hui, au sein du SPVQ, « la policière qui a dénoncé un collègue ». 

« Il est temps que l’organisation pour laquelle la victime travaille, ainsi que ses membres, mette fin à cette culture policière et qu’ils comprennent que la victime est la personne qui a été agressée et non pas l’accusée », a-t-il souligné.

Le juge a également rappelé que le titre de policier avait pesé contre Lehoux comme facteur aggravant puisqu’en accédant à la fonction, il avait prêté le serment « de protéger et de servir ». 

Maxime Lehoux à son arrivée au palais de justice de Québec, au mois de mai 2021.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Maxime Lehoux à son arrivée au palais de justice de Québec, au mois de mai 2021.

« Les crimes commis par des policiers représentent un abus de confiance du public. Lorsqu’un policier commet une infraction pénale, la confiance de la communauté en souffre », a-t-il mentionné.

« La société doit avoir confiance en son service de police. La notion de consentement est bien connue par des citoyens raisonnables et c’est encore plus vrai pour un policier », a-t-il ajouté. 

Cour d’appel

À la suite de la lecture du jugement, l’avocat de la défense, Me Charles Levasseur, s’est rendu au greffe de la Cour d’appel pour y déposer une requête en vue de la remise en liberté de son client, un avis d’appel concernant le verdict ayant déjà été déposé. 

Maxime Lehoux fait aussi face à une autre accusation en semblable matière et que son témoignage a été entendu la semaine dernière dans le cadre de ce deuxième procès. 

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