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5 trucs pour déjouer l’inflation à l’épicerie

GEN - GENEVIÈVE O'GLEMAN
Photo Martin Alarie La nutritionniste Geneviève O’Gleman conseille aux gens de cuisiner plus et d’adapter leurs recettes.

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Comment bien manger à petit prix alors que la facture d’épicerie ne cesse d’augmenter, mois après mois? Le Journal a compilé les conseils de trois professionnelles qui gardent un œil averti sur le coût de chacune de leurs recettes. Mais attention, «si on veut lutter contre l’inflation, il va falloir se mettre à cuisiner», prévient la cheffe Léonore Pion. 

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MANGER MOITIÉ MOINS DE VIANDE

C’est sans contredit le prix de la viande qui a fait le plus haut bond dans la dernière année: on la paie 9,5% plus cher, en moyenne, selon une étude de l’Université Dalhousie. 

Plutôt que de remplacer du jour au lendemain toute protéine animale par une protéine végétale, la nutritionniste et animatrice Geneviève O’Gleman propose d’y aller graduellement avec des recettes «moitié-moitié». 

«Quand on n’est pas habitués, les plats végés peuvent être intimidants. Mais réduire la proportion de viande dans nos recettes, ou la fréquence à laquelle on en mange, ça a un impact direct sur la facture», soutient-elle. 

On peut ainsi remplacer la moitié du steak haché dans le pâté chinois, la sauce à spaghetti ou le chili par une bonne portion de lentilles ou de tofu égrainé.  

FINI LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Une étude de l’Université Dalhousie estime qu’il en coûtera 966$ de plus à une famille de quatre pour faire l’épicerie l’an prochain. 

Pendant ce temps, le Conseil national Zéro Déchet estimait, en 2017, que la valeur des aliments jetés à la poubelle chaque année par un ménage canadien s’élevait à 1100$...

«Le gaspillage alimentaire, c’est là qu’on perd des sous», soulève Marie-Michelle Garon, coauteure du livre de recettes Beau, bon, pas cher.

Cette dernière conseille d’établir un menu pour éviter de trop acheter et de congeler les aliments périssables achetés au rabais.  

CUISINER PLUTÔT QU’ACHETER TRANSFORMÉ

L’inflation touche les aliments, mais aussi les salaires, le transport et les emballages. 

Pour économiser, l’animatrice Geneviève O’Gleman suggère d’éviter les ingrédients transformés (fromage prérâpé, laitue en barquette, frites surgelées, etc.) et de plutôt les préparer à la maison. 

«Il ne faut pas oublier que quand quelqu’un cuisine pour nous, on paie le prix de la main-d’œuvre», affirme-t-elle. 

Le même conseil s’applique aux formats individuels de collations. Le coût d’un bout de fromage, d’une barre tendre ou d’une compote de pommes maison n’est pas comparable à celui des versions individuelles préemballées du supermarché.  

PERSÉVÉRER

Si l’on se fie aux prévisions économiques, les prix des aliments ne baisseront malheureusement pas de sitôt.

Les consommateurs devront donc intégrer de façon durable de nouvelles habitudes pour remarquer une différence dans leur portefeuille à la fin de l’année. 

«Modifier une recette une fois permet d’économiser peut-être 3$ ou 4$. Mais pour un vrai impact, il faut que ce soit répété toute l’année», rappelle Geneviève O’Gleman, auteure du livre de recettes Petit prix.  

REVENIR À DES HABITUDES D’AUTREFOIS

Face à des tablettes vides au supermarché et à certains aliments de moins en moins abordables, il est peut-être temps de se rappeler la sagesse de nos grands-mères. 

«Il n’y a pas si longtemps que ça, on faisait avec ce qu’on avait. Et ce qu’on avait, c’était des fèves et un morceau de lard très gras», souligne Léonore Pion, à la tête de la cuisine communautaire La Jeanne, à Magog. 

Dans la même veine, l’animatrice de l'émission Solutions gourmandes, Marie-Michelle Garon, suggère de profiter au maximum des recettes issues des traditions québécoises.

«Pas par chauvinisme, mais parce qu’elles sont faites avec des produits souvent plus accessibles ici et moins chers», dit-elle.  

 

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