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La loi 21 est un gros risque pour Erin O’Toole

La loi 21 est un gros risque pour Erin O’Toole
AFP

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La courte session parlementaire à Ottawa s’est terminée jeudi après-midi. 

Le chef conservateur, Erin O’Toole, devait être heureux que les députés retournent dans leur circonscription pour la période des Fêtes, car on a vu dans les derniers jours que la loi 21 divise les conservateurs.

Avant le caucus, mercredi matin, le député conservateur de la Colombie-Britannique, Mark Strahl, a dit: «Nous ne pouvons pas laisser des lois comme celle-là sans être contestées. C’est une position partagée par beaucoup, beaucoup de mes collègues.»

Il a ajouté que l’enjeu allait être soulevé durant la rencontre. On peut imaginer que les discussions étaient houleuses.

Même le président de la campagne conservatrice 2021, Walied Soliman, a remercié sur Twitter le maire de Toronto de soutenir financièrement les contestataires de la loi.

En campagne

Pendant la campagne électorale au début de l’automne, M. O’Toole a dit qu’il était contre la loi 21, mais qu’un gouvernement conservateur n’allait pas intervenir dans les contestations judiciaires contre cette loi.

Une position qui était partagée par le NPD; mais on a vu cette semaine que Jagmeet Singh a changé son fusil d’épaule.

En entrevue à l’émission The House à la CBC, M. O’Toole a dit que son parti était en mode consultation sur la loi 21: «Nous sommes en train de faire de la sensibilisation à la fois interne et externe sur cette question.»

Alors, quelle est la véritable position des conservateurs sur la loi 21? C’est moins clair qu’on pouvait le penser en campagne.

Un test de leadership

Depuis la fin de la campagne, Erin O’Toole ressemble à un funambule. Il ne peut pas se permettre beaucoup d’erreurs s’il veut rester à la tête de son parti.

Ceux qui veulent le départ du chef vont utiliser la loi 21 pour mettre son leadership à l’épreuve.

Est-ce que M. O’Toole va leur donner raison? Ou il va continuer à dire: «Je respecterai toujours les législatures démocratiques de nos provinces.»

S’il renie sa parole, des élus québécois pourraient claquer la porte du parti. Même chose pour ceux qui sont contre la loi 21, si M. O’Toole ne change pas d’idée.

Ainsi, la loi 21 ne met pas seulement le leadership d’Erin O’Toole en péril, mais aussi l’unité du Parti conservateur.

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