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Partys de la dernière chance: les bars récalcitrants se ravisent

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Au lendemain des annonces des «partys de la dernière chance» dans plusieurs discothèques, les établissements ont en majorité décidé de se raviser dimanche, au moment où le Québec a atteint un nouveau record de cas quotidiens de COVID-19 en raison de la montée du variant Omicron.

Samedi, Le Journal a relayé quelques publicités de ces fêtes organisées dans une multitude de bars et discothèques. L’une d’entre elles, au Kampai Garden, s’est déroulée vendredi.

Sur des images publiées sur Instagram par un des propriétaires, Samuel Haas, on voit des centaines de clients danser sans masque, sans distanciation et comme si la COVID avait disparu le temps d’un week-end. 

  • Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Patrick Déry sur QUB radio :   

«Nous sommes sincèrement désolés du manque de jugement et de sensibilité dont nous avons fait preuve en tenant une ''dernière soirée'' pour faire la fête suite à l’annonce des nouvelles mesures qui entreront en vigueur cette semaine», a déclaré dimanche à TVA Nouvelles le copropriétaire et directeur des opérations de l’établissement, Philippe Allard-Riendeau, qui se dissocie de son collègue propriétaire.

De son côté, la discothèque Blvd44 tiendra toujours son événement, mais elle promet un achalandage limité. L’établissement avait fait la publicité d’une fête organisée dimanche avec une affiche montrant le premier ministre François Legault en ballerine.

Photo tirée de Facebook

«Nous allons être ouverts ce soir en respectant les mesures sanitaires autorisées et avec un achalandage très limité comme dans les derniers jours, voire même dernières semaines», a déclaré l’établissement sur sa page Facebook, dimanche, en mentionnant également que l’endroit n’avait jamais été un foyer d’éclosion de COVID-19.

  • Écoutez la réaction de Pierre Thibault, président de la Nouvelle Association des Bars du Québec

«Mauvaise idée», dit la Dre Drouin

La directrice de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a réagi à ce type d’événements.

«Les partys ''de la dernière chance'', on va se le dire, c’est une bien mauvaise idée. La situation est inquiétante. L’heure n’est pas à la fête», a-t-elle publié sur Twitter.

À Québec, après les critiques du maire Bruno Marchand et de la santé publique régionale, le bar Le Dagobert a fait marche arrière et a annulé la soirée dansante prévue dimanche.

«Par mesure de sécurité et considérant l'annonce des nouvelles consignes sanitaires qui seront en vigueur le 20 décembre, nous avons décidé d'annuler la dernière soirée de danse permise», peut-on lire sur la page Facebook du bar.

Le maire Marchand a même tenu un point de presse dimanche pour dénoncer ce genre d’événements.

«Il y a plus important que de faire de l’argent et un dernier party [...]. On joue avec la santé des gens», a-t-il martelé.

La direction de santé publique de la Capitale-Nationale s’est aussi dite très préoccupée de la situation.

«Nous recommandons fortement aux propriétaires de ces établissements la plus grande vigilance et l’application des mesures sanitaires, notamment le port du masque sur la piste de danse» a-t-elle déclaré.

La pointe de l’iceberg?

Pour plusieurs experts, les 3846 cas enregistrés dimanche ne seraient qu’une petite partie des dommages qu’aurait déjà faits le variant Omicron au Québec.

Le docteur Earl Rubin, de l’Hôpital de Montréal pour enfants, est convaincu que les bilans des derniers jours sous-estiment le nombre réel de malades de la COVID.

«Les centres de dépistage sont débordés et l’attente peut durer plusieurs heures, ce qui en décourage plusieurs. Donc quand on dit qu’il y a 3846 nouveaux cas, ça reflète seulement le nombre de gens qui se sont fait tester», a-t-il indiqué.

Le taux de positivité de 9,9% dimanche, en hausse de plus de 2% depuis mercredi, s’est approché dangereusement des chiffres records du dernier temps des Fêtes, de 11,2%. De plus, ce n’est que 8% des Québécois qui ont pour le moment reçu une dose de rappel.

Les nouvelles mesures annoncées le 16 décembre         

  • Rassemblements intérieurs limités à 10 personnes maximum;   
  • Capacité à 50%: restaurants, bars, salles de spectacles, amphithéâtres;   
  • Maintien de la capacité des tables à 10 personnes (ou les occupants de trois résidences);   
  • Interdiction de danser et de participer au karaoké;   
  • 3e dose de vaccin devancée pour les 60 ans et plus, avec un intervalle de trois mois avec la 2e dose;   
  • Rentrée des élèves du secondaire en présence le 10 janvier;   
  • Pas de changement pour la rentrée au primaire.   
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