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Les salles écopent pour une 4e fois

L’industrie du spectacle est encore mise sur pause pour contrer la COVID-19

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Pour la quatrième fois depuis le début de la pandémie, en mars 2020, les salles de spectacle doivent fermer leurs portes à double tour pour contribuer à ralentir la propagation de la COVID-19.

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À peine vingt-quatre heures après le retour des jauges à 50 %, le ministre Christian Dubé a confirmé l’inévitable, lundi, lors d’un point de presse au cours duquel il a aussi annoncé la fermeture des cinémas.

Comme ce fut le cas au printemps 2020, à l’automne 2020 puis au printemps 2021, les diffuseurs sont donc forcés de reporter ou carrément annuler des centaines de représentations.

« C’est un gros retour en arrière », ne peut que constater le directeur marketing du Grand Théâtre de Québec, Jean-François Ermel.

Cette fois, le coup est particulièrement difficile à encaisser étant donné qu’avant que le variant Omicron ne fasse ses ravages, les salles pouvaient opérer à 100 % de leur capacité, pour un public vacciné et masqué, depuis le 8 octobre.

« Je suis au désespoir, se désole le propriétaire du Club Soda, à Montréal, Michel Sabourin. J’étais tellement content, on semblait avoir repris une normalité, on était à jour dans nos spectacles reportés depuis environ un mois. Tout cela est perdu à nouveau. On est en train de perdre tout ce qu’on avait construit au Québec en 40 ans. »

Les Cowboys reportent

Pour le moment, les diffuseurs reportent/annulent les concerts prévus d’ici la fin de décembre. Ceux en janvier vont suivre.

La fermeture étant pour une durée indéterminée, les décisions vont se prendre de semaine en semaine, mais personne ne rêve à une réouverture à court terme.

Ainsi, les Cowboys Fringants ont déplacé leur supplémentaire du 27 décembre, au Centre Bell, au 2 avril 2022. La tournée de Charlotte Cardin, qui prenait son envol au début de janvier au MTelus, à guichets fermés, devrait aussi être réaménagée.

L’humoriste Louis-José Houde a repoussé au mois de mars les représentations de son spectacle Mille mauvais choix qui devaient avoir lieu jusqu’au 7 janvier, au Cabaret Lion d’Or.

Pour le moment, les concerts de vedettes internationales prévues au Centre Bell et au Centre Vidéotron, au mois de février, sont maintenus.

En 2023

Pour les diffuseurs et les producteurs, l’exercice de refaire les programmations ne cesse de se complexifier.

« Ça commence à être difficile de trouver une date en 2022. On regarde en 2023 », indique Jean-François Ermel.

Selon le président de RIDEAU, David Laferrière, des spectacles pourraient même ne jamais être présentés à force d’être reportés.

« C’est une crainte. Il y en a qui sont rendus à un troisième report et à chaque fois, des gens demandent à être remboursés », dit-il.

Des raisons d’espérer

Malgré les mauvaises nouvelles, certains joueurs gardaient le moral.

« Le gouvernement a mis en place des mesures assez fortes pour soutenir la culture. C’est clair que ça va aider », estime le propriétaire du bar-spectacle l’Anti, à Québec, Karl-Emmanuel Picard.

« La situation n’a rien à voir avec ce qu’on a vécu l’an passé parce qu’on a le vaccin, le médicament éventuel de Pfizer et les tests rapides », s’encourage David Laferrière.

Soutien

Tous ont cependant signalé qu’il faudra impérativement venir en aide aux travailleurs qui vont perdre des contrats ou seront mis à pied temporairement.

« Beaucoup de gens vont avoir besoin de soutien psychologique parce que le niveau de stress et d’anxiété va grimper de nouveau », conclut Jean-François Ermel.

– Avec la collaboration de Sarah-Émilie Nault

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