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Décès d’un poupon: des parents angoissent à cause du variant Omicron

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Le décès d’un premier poupon au Québec dû à la COVID cette semaine a ravivé les inquiétudes de bien des parents face au nouveau variant Omicron, en poussant même plusieurs à se présenter aux urgences avec leur enfant.

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À l’Hôpital pour enfants de Montréal, le personnel a remarqué que l’anxiété des parents est montée d’un cran depuis le triste événement, rendu public ce vendredi.

« On sait que ce variant est plus contagieux, on voit que les bilans sont à la hausse, et on a tous entendu parler de cette mort tragique. C’est tout à fait normal que les parents soient anxieux », affirme le Dr Earl Rubin, à la tête de la division pédiatrique des maladies infectieuses. 

Excessivement rare 

Le CHU Sainte-Justine, où était hospitalisé le bébé « né en parfaite santé », n’a cependant pu confirmer s’il avait été infecté par Omicron, pour des raisons de confidentialité.

Une chose est sûre : « pré-Omicron, les morts d’enfants dues à la COVID ont été excessivement rares », tient à rappeler le Dr Rubin. 

Le bébé de moins de deux mois mort du coronavirus est de loin la plus jeune victime du Québec.

Car les moins de 10 ans ont beau représenter 11 % des cas depuis le début de la pandémie, ils ne comptent que pour 1 % des hospitalisations totales. 

À l’heure actuelle, trois enfants de cet âge sont hospitalisés, mais aucun n’est aux soins intensifs.

Mystère

Quant à l’Omicron, il est trop tôt pour savoir ce qu’il réserve aux plus petits.

Des informations préliminaires en provenance de l’Afrique du Sud semblaient suggérer que les symptômes des enfants atteints étaient un peu plus sévères, mais il serait risqué de faire un parallèle avec le Québec, croit le Dr Rubin.

« En ce moment, on ne sait pas s’il est plus dangereux pour les enfants que d’autres souches. On a besoin de données révisées par les pairs et publiées », estime le pédiatre.

Le spécialiste s’attend néanmoins à ce que le nombre d’enfants infectés augmente en raison des rassemblements des Fêtes, puisqu’ils ne sont pas vaccinés. 

Selon lui, il faudra étroitement surveiller si, toutes proportions gardées, ils sont hospitalisés en plus grand nombre que par le passé. 

Aux parents inquiets, le Dr Rubin conseille de limiter le nombre de contacts sociaux du nouveau-né au strict minimum et de faire porter le masque aux invités.

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