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Retour des files d’attente pour les emplettes de Noël

Les détaillants sont désormais habitués à mettre en place des mesures sanitaires

Retour des files
Photo Nora T. Lamontagne Mélissa England et son conjoint Alexandre Chénier, de Blainville, attendaient de pouvoir entrer chez David’s Tea, dans la bonne humeur.

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Le magasinage des Fêtes a été plus long que prévu pour certains retardataires qui ont dû patienter en file afin de respecter les nouvelles restrictions en vigueur.

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Au vu de la multiplication de cas de COVID-19, le gouvernement a décrété la réduction de 50 % de la capacité des commerces de détail depuis lundi dernier. 

« Oui, c’est une perte de temps attendre en file, mais on comprend pourquoi », a soupiré Mélissa England, qui attendait son tour pour entrer dans le David’s Tea du Carrefour Laval mardi midi. 

Au son des chansons de Noël, l’attente pouvait s’étirer pendant 45 minutes devant les boutiques les plus achalandées du centre commercial.  

Plusieurs, comme Florence Jeannotte, avaient prévu le coup. « Je n’avais pas d’heure limite, c’était mon activité de la journée », a dit la jeune cliente de Pandora. 

Mais d’autres ont avoué devoir faire leurs emplettes en personne parce qu’il était trop tard pour acheter en ligne.

Devant la boutique Nespresso, une trentaine de personnes étaient manifestement prêtes à attendre le temps qu’il faut pour mettre la main sur de précieuses dosettes de café. 

« Donner une cafetière à son gendre sans lui donner de café, c’est poche ! » a dit en riant Alain Chartrand, le dernier de la file. 

Des files d’attente s’étiraient devant plusieurs commerces du Carrefour Laval, mardi vers midi.
Photo Nora T. Lamontagne
Des files d’attente s’étiraient devant plusieurs commerces du Carrefour Laval, mardi vers midi.

Détaillants rodés

Pour sa part, Montréal centre-ville ne dénombrait « pas énormément » de files d’attente ni de baisse d’achalandage parmi les commerçants qui en sont membres. 

Même la gestion des files d’attente était plus fluide que l’an dernier à pareille date, souligne son président, Glenn Castanheira. 

« Les détaillants sont mieux rodés. On ne s’attendait vraiment pas [aux restrictions], mais le protocole existait déjà. » 

Malgré tout, la situation n’a rien à voir avec la période des Fêtes de l’an dernier, alors que le gouvernement avait interdit la vente de produits « non essentiels ».  

Jean-Guy Côté, Directeur du CQCD
Photo courtoisie
Jean-Guy Côté, Directeur du CQCD

Au mauvais moment

L’annonce des limites de clients dans les commerces de détail n’est pas pour autant facile à avaler. 

« Ce n’est pas idéal de changer les règles à la veille des Fêtes, qui représente la meilleure période de l’année pour les ventes », fait remarquer Jean-Guy Côté, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

Il constate que ce sont en majorité les boutiques de plus petite superficie et avec un nombre limite d’employés qui sont les plus touchées. 


En date du 11 décembre, l’Institut national de la santé publique du Québec dénombrait trois éclosions en cours chez les détaillants de chaussures et de vêtements.

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