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Violence conjugale: une remise en liberté qui inquiète

Son ex-conjoint aurait tenté de la tuer le mois dernier

Stéphanie Spénard
Photo courtoisie Stéphanie Spénard a passé plus d’une semaine à l’hôpital pour se rétablir de ses blessures subies le 19 novembre.

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Une mère de famille de Lanaudière craint pour sa sécurité puisque son ex-conjoint, accusé d’avoir tenté de la tuer, a été remis en liberté en attendant son procès.

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« Le temps des Fêtes, on va le passer sur le qui-vive. On ne peut pas prévoir si [mon ex-conjoint] va avoir une bulle au cerveau », s’inquiète Stéphanie Spénard. 

Le 19 novembre dernier, Guy Benoit aurait perdu la carte quand elle a refusé ses avances. Devenu « dépendant, jaloux et possessif », l’homme de 47 ans, qui n’acceptait pas leur rupture, l’aurait alors rouée de coups jusqu’à ce qu’elle perde connaissance, a relaté Mme Spénard.

Son ex-conjoint a depuis été accusé de tentative de meurtre et d’infliction de lésions corporelles, notamment. Il a été libéré la semaine dernière en attente de la suite des procédures prévues pour mars 2022 au palais de justice de Joliette.  

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a décidé d’en appeler de la décision. Une nouvelle audience pourrait avoir lieu dès janvier. D’ici là, Benoit ne peut pas s’approcher à moins de 25 mètres de Mme Spénard et ne peut se trouver dans les districts judiciaires de Terrebonne et de Joliette. 

Craintive

En évoquant les nombreuses tragédies conjugales, Mme Spénard avoue craindre que « quelque chose de grave » puisse se produire, même si l’accusé n’avait jamais été violent avant cette nuit de novembre. 

Par prévention, ses proches ont installé des dispositifs de sécurité dans sa maison.

« Mais si [mon ex-conjoint] vient ici, j’ai beau peser sur le bouton panique, la police ne peut pas se téléporter. Il a le temps de s’en passer des choses avant que la police arrive », dit la mère de deux enfants, qui n’est toujours pas en mesure de travailler en raison de ses blessures à la mâchoire et des séquelles de sa commotion cérébrale.

« Je peux très bien comprendre, avec la violence que madame a vécue, qu’elle soit inquiète », dit Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. 

Selon elle, les périodes post-séparation sont parmi les plus dangereuses. « Il faut faire de très bonnes évaluations des risques pour s’assurer que de remettre quelqu’un en liberté ne met pas la victime à risque », soutient-elle.

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