/news/politics
Navigation

Conseil d’agglomération de Montréal: plus de 850 000 dollars de pubs sans appels d’offres

Feu vert à cette procédure inhabituelle dès demain

Hôtel de la Ville de Montréal
Photo d'archives Deux contrats de gré à gré seront approuvés par le conseil d’agglomération de Montréal, un à Astral Affichage et un autre à LaPresse.

Coup d'oeil sur cet article

Le conseil d’agglomération de Montréal doit donner son aval demain à l’attribution de deux contrats publicitaires d’importance – plus de 850 000 $ au total – accordés sans aucune procédure d’appels d’offres.

Une situation que déplore Patrick Jutras, v.-p. principal et chef des revenus publicitaires du Groupe TVA et du Groupe Québecor, dont fait partie Le Journal. 

« En agissant de la sorte, une procédure inhabituelle étant donné l’importance des montants en jeu, je me demande bien comment des élus peuvent s’assurer d’obtenir le meilleur service au meilleur prix pour les contribuables. »

Le premier contrat, d’une valeur de 344 925 $, doit être accordé à Astral Affichage. Le second, de 517 387 $, devrait être accordé à La Presse. Selon l’ordre du jour de l’assemblée, les deux contrats doivent être attribués « de gré à gré ».

Hôtel de la Ville de Montréal
Capture d'écran

Consultation insuffisante

En échange, l’agglomération – qui regroupe Montréal et ses 14 municipalités défusionnées – cherche à offrir de la publicité à l’Espace pour la vie. Cette entité, créée il y a quelques années, regroupe le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium, fermés jusqu’à nouvel ordre.

« Ces dossiers ont été soumis au conseil municipal [de lundi] pour orientation [...]. Les orientations ont été approuvées », confirme Gonzalo Nunez, relationniste de la Ville. En principe donc, le conseil d’agglomération devrait appuyer l’octroi des contrats lors de son assemblée du 23 décembre.

Le vice-président de Québecor estime normal de ne pas remporter tous les contrats. « Ce qui l’est moins, dans ce cas-ci, c’est de ne pas avoir été consultés, ne serait-ce que pour connaître ce que nous avions à offrir. Comment des élus peuvent-ils ainsi être certains de disposer de la meilleure entente possible ? »

Une exception

Gonzalo Nunez précise que la « fourniture d’espaces média aux fins d’une campagne de publicité » n’est pas soumise à l’obligation de procédure d’appels d’offres. Elle fait l’objet, dit-il, d’une exception prévue par la Loi sur les cités et villes.

Il ajoute, par ailleurs, que ces contrats « ne sont pas exclusifs et que des achats seront aussi faits dans les autres médias montréalais, selon des besoins spécifiques, comme chaque année ».

À voir aussi

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.