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Québec part à la chasse aux autotests

Des fournisseurs et des intermédiaires auraient déjà été contactés

Québec part à la chasse aux autotests
Photo Catherine Bouchard

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Devant le vif engouement pour les autotests, Québec tente maintenant de s'en procurer directement auprès de fournisseurs, en plus des livraisons du fédéral déjà prévues. 

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Des fournisseurs et des intermédiaires auraient déjà été contactés en ce sens. Même que des achats auraient « probablement» déjà été faits, à en croire les propos tenus jeudi par la conseillère médicale à la direction générale de santé publique, la D

Des fournisseurs et des intermédiaires auraient déjà été contactés en ce sens. Même que des achats auraient « probablement » déjà été faits, à en croire les propos tenus jeudi par la conseillère médicale à la direction générale de santé publique, la Dre Marie-France Raynault, lors d’un breffage technique réservé aux médias.

Combien et quand?

Le ministère de la Santé n’a pas précisé, jeudi, le nombre d’autotests qu’il tentait d’acquérir et, surtout, quand ils pourraient être distribués.

« On livre tout ce qu’on reçoit aux pharmacies », a toutefois réitéré l’attachée de presse de Christian Dubé, Marjaurie Côté-Boileau, tout en demandant à la population d’être indulgente et patiente à l’endroit du personnel de ces établissements.

Rappelons qu'Ottawa s’est engagé à fournir 10 millions d'autotests à la province.

Une nouvelle stratégie

Jeudi, la Dre Marie-France Raynault a présenté la nouvelle stratégie de dépistage que souhaite implanter le gouvernement devant la montée fulgurante du variant Omicron.

Québec demande dorénavant aux personnes qui ont reçu un test positif à un autotest (aussi appelé test rapide) fait à la maison de ne pas se présenter en urgence dans un centre de dépistage, mais de plutôt s’isoler.

« L’urgence, ce n’est pas d’aller confirmer votre test. Ensuite, ce serait souhaitable d’aller le confirmer, mais il n’y a pas d’urgence, prenez rendez-vous », a insisté la Dre Raynault.

Débat chez les scientifiques

Reprenant des consignes déjà dictées la veille par le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, elle a également réitéré l’importance pour les personnes asymptomatiques de ne pas utiliser les autotests.

Même si elle reconnaît qu’il y a « débat » dans la communauté scientifique à propos de l’efficacité de ces tests chez les personnes asymptomatiques, « l’opinion » de la Dre Raynault, « c’est qu’il y a une fausse rassurance avec un test aussi peu sensible ».

« Les gens peuvent penser qu’ils ne sont pas à risque de transmettre », ajoute-t-elle en précisant qu’il est possible de faire une exception dans le cas où quelqu’un sans symptômes voudrait se rendre au chevet d’un patient très malade et souhaiterait pouvoir se tester auparavant.

Les cas sous-estimés?

Dans le contexte où les ressources sont limitées, la Dre Raynault espère toutefois que ces nouvelles directives permettront d’enlever de la pression sur les centres de dépistage devant lesquels des files interminables se sont créées ces derniers jours.

Cette stratégie a toutefois ses inconvénients, reconnaît-elle. Comme des personnes infectées utiliseront dorénavant des autotests, plutôt que de se rendre en centre, le nombre réel de cas de contamination dans la province risque d'être sous-estimé de façon importante.

Pour pallier ce problème, Québec jongle avec plusieurs options. Par exemple: demander aux personnes qui reçoivent un résultat positif à un test rapide fait à la maison de déclarer elles-mêmes leur statut, ou bien charger l’Institut national de santé publique (INSPQ) de mener des sondages sur leur utilisation dans les foyers, expose la Dre Raynault.

Le ministère de la Santé préparait depuis octobre dernier un plan de transition en vue du moment où la majorité des 5 à 11 ans serait vaccinée. L’entrée en vigueur de ce nouveau plan de dépistage a toutefois été devancée compte tenu du tsunami de demandes de tests de dépistage provoqué par le variant Omicron.

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