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Nos 15 films étrangers préférés de 2021

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Après une année 2020 qui a offert aux cinéphiles très peu de nouveautés à se mettre sous la dent, 2021 a marqué le retour des grandes productions hollywoodiennes sur nos écrans. Si les gros canons comme Dune et le nouveau James Bond ont livré la marchandise, plusieurs films qu’on attendait moins nous ont aussi agréablement surpris. Voici nos 15 coups de cœur de l’année.

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Le pouvoir du chien 

En portant à l’écran le roman Le pouvoir du chien, de l’auteur Thomas Savage, la réputée cinéaste néo-zélandaise Jane Campion a signé un western grandiose et complexe qui nous trouble et nous habite pendant longtemps. Au sommet de son art, la réalisatrice de La leçon de piano y explore la masculinité toxique et la virilité dans un récit admirablement construit et chargé d’une tension dramatique saisissante. Un grand film.

Dune  

Le chef-d’œuvre littéraire de Frank Herbert a enfin l’adaptation grandiose qu’il mérite. Avec une distribution impeccable comptant notamment Timothée Chalamet, Zendaya, Oscar Isaac et Rebecca Ferguson, le long métrage de Denis Villeneuve en met plein la vue et fait attendre la suite avec impatience.

Nomadland  

Long métrage intimiste de Chloé Zhao, Nomadland est un joyau dans lequel Frances McDormand livre l’une de ses meilleures performances. Au milieu des paysages américains magnifiques, l’actrice explore le choix du nomadisme et sa nécessité dans un pays ravagé par la crise. Nomadland a remporté cinq prix (dont celui du meilleur film) à la dernière cérémonie des Oscars.

Le Père   

Le dramaturge français Florian Zeller livre un film éminemment sensoriel dans lequel Anthony Hopkins incarne un homme atteint de démence. Bouleversant d’amour, Le Père est inoubliable.

Titane  

La réalisatrice française Julia Ducournau a frappé fort avec Titane, son second long métrage, lauréat de la Palme d’or du dernier Festival de Cannes. Drame coup de poing qui flirte à la fois avec le fantastique, l’horreur et la comédie noire, Titane raconte l’histoire incroyable d’une tueuse en série sanguinaire (fascinante Agathe Rousselle) qui tombe enceinte... d’une voiture Cadillac ! Une œuvre aussi troublante que déstabilisante.

Belfast  

Jusqu’à présent, Kenneth Branagh était surtout connu pour ses adaptations de Shakespeare, sa plongée dans Thor ou son Meurtre de l’Orient-Express. Avec Belfast, le cinéaste se penche sur son enfance irlandaise et livre un film magistral fait d’amour, d’espoir et de déchirement où brillent Caitríona Balfe, Judi Dench, Jamie Dornan et le tout jeune Jude Hill.

Mourir peut attendre 

Pour son dernier tour de piste en James Bond, Daniel Craig humanise et fragilise l’agent secret britannique le plus célèbre d’Hollywood. Le réalisateur Cary Joji Fukunaga ne lui épargne rien, tourments amoureux, blessures et cascades endiablées. De la bien belle ouvrage, et un « au revoir » qui comble d’aise.

Adieu les cons  

Méga succès au box-office français, Adieu les cons, comédie réjouissante de l’acteur et cinéaste Albert Dupontel, relate les mésaventures d’un fonctionnaire dépressif qui a raté son suicide et d’une coiffeuse atteinte d’une maladie incurable qui cherche à retrouver son fils qu’elle n’a jamais connu. Dans un ton joyeusement décalé, Dupontel propose une satire féroce et brillante d’une société moderne déshumanisée, qui rejette sans pitié les marginaux et les accidentés de la vie. 

Poupée volée 

Pour son premier passage derrière la caméra, Maggie Gyllenhaal choisit d’adapter un court roman d’Elena Ferrante. Olivia Colman et Jessie Buckley se partagent le rôle principal de cette femme qui, à travers ses souvenirs, se questionne sur ses maternités et les choix qu’elle a effectués.

Spencer 

Comme il l’avait fait il y a cinq ans avec l’excellent Jackie (sur Jackie Kennedy), le cinéaste Pablo Larrain a déconstruit les codes du film biographique pour proposer cette fois-ci une incursion intime et troublante dans la vie de Lady Diana. Rythmé par une musique jazz étourdissante composée par Jonny Greenwood (Radiohead), Spencer est porté par une Kristen Stewart intense et à fleur de peau.

Don’t Look Up 

Trois années après l’excellent Vice, le cinéaste Adam McKay épate à nouveau avec Don’t Look Up, une satire féroce débarquée sur nos écrans plus tôt ce mois-ci. Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio – à juste titre nommés aux prochains Golden Globes – s’y éclatent, incarnant respectivement une étudiante en astronomie et son mentor qui découvrent qu’une énorme comète fonce tout droit vers la Terre, promettant d’exterminer la race humaine. Le problème ? La nouvelle est accueillie avec la plus grande des indifférences.

Josep  

Sorti récemment, ce petit bijou de film d’animation réalisé par le dessinateur français Aurel retrace le parcours de Josep Bartoli, artiste visuel catalan et combattant antifranquiste qui a fait partie des quelque 500 000 réfugiés de la guerre civile espagnole à avoir été parqués dans des camps de concentration en France, en février 1939. En plus de rendre hommage à l’œuvre de Bartoli, Josep démontre avec éloquence la force du dessin comme acte de résistance. 

Annette  

Neuf ans après la sortie de son fascinant Holy Motors, le singulier cinéaste français Leos Carax (Les amants du Pont-Neuf) a refait surface cette année avec cette comédie musicale déjantée aux accents d’opéra rock. Adam Driver et Marion Cotillard y composent des partitions étonnantes sous les traits d’un couple d’artistes traversant une crise conjugale depuis la naissance de son premier enfant. 

tick, tick... BOOM! 

Son nom est à jamais associé à Rent, sa comédie musicale qui a révolutionné Broadway au milieu des années 1990. Mais Jonathan Larson était jadis un compositeur tourmenté, travaillant d’arrache-pied pour se faire un nom dans le monde de la comédie musicale. C’est cette histoire qu’on retrace avec Tick, Tick... BOOM!, chronique des débuts d’un artiste marquant, décédé beaucoup trop tôt. Andrew Garfield y épate comme jamais auparavant, incarnant avec une justesse inouïe le génie qu’était Jonathan Larson. Une œuvre majeure, donc, autant pour les initiés de Broadway que les mélomanes de tout acabit. 

West Side Story  

En se réappropriant la comédie musicale de 1957, Steven Spielberg renouvelle le propos. Racisme et gentrification de quartiers populaires prennent ainsi le dessus sur la toujours bien belle histoire d’amour entre Maria (l’éblouissante Rachel Zegler) et Tony (Ansel Elgort, surprenant).

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