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Nos albums étrangers favoris de 2021

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À en juger par la qualité des albums parus en 2021, aucune pénurie de créativité musicale ne nous guette. Se limiter à un palmarès de 15 titres a été une tâche ardue. Plusieurs œuvres méritantes ont été laissées de côté. Voici donc ce que notre équipe des arts et spectacles du Journal considère comme la crème de la crème des albums étrangers de la dernière année.

1. I Don’t Live Here Anymore, The War on Drugs  

(RGM) – Le groupe de Philadelphie est reconnu pour ses longues envolées à la Bruce Springsteen qui mêlent americana, folk et rock. Avec ce cinquième album, Adam Granduciel et ses comparses nous reviennent avec des compositions encore très efficaces. On se sent immédiatement en terrain connu dès la première écoute, tant le style de The War on Drugs est reconnaissable. Ici, il ne faut pas s’attendre à ce que le groupe réinvente la roue. Pourquoi changer une recette qui fonctionne depuis déjà presque 15 ans ?

2. Blue Weekend, Wolf Alice  

(CB) – L’ambitieux troisième album du quatuor britannique est un cours 101 de composition pop-rock. De brillantes mélodies aérées qui prennent le temps qu’il faut pour toucher la corde sensible (Delicious Things, How Can I Make It OK?) cohabitent avec de furieux élans rock (Play the Greatest Hits). En outre, Ellie Rowsell n’a jamais si bien chanté. Un délice !

3. Sour, Olivia Rodrigo  

(BL) – Il faudrait avoir passé une bonne partie de l’année sous une roche pour ignorer aujourd’hui le nom d’Olivia Rodrigo. La jeune chanteuse de 18 ans est débarquée en trombe sur les palmarès avec Sour, un bonbon pop-rock parfaitement acidulé propulsé par les bombes Drivers License et Good 4 U. On aura rarement vu un premier album aussi fort en promesses.

4. A Beginner’s Mind, Sufjan Stevens & Angelo De Augustine  

(RGM) – Durant sa prolifique carrière, Sufjan Stevens a collaboré avec des dizaines d’artistes. Rarement l’association n’aura été aussi naturelle qu’avec le Californien Angelo De Augustine. Les deux artistes partagent une affinité évidente pour la musique indie folk. Après une retraite d’un mois dans un chalet, où ils ont regardé de nombreux films d’horreur (!), Sufjan et Angelo ont concocté l’un des plus beaux albums de 2021. Des mélodies qui vont droit au cœur.

5. The Future Bites, Steven Wilson  

(YL) – Steven Wilson n’en fait qu’à sa tête et c’est très bien ainsi. Sur The Future Bites, le Britannique s’est éloigné du rock progressif pour plonger dans les sonorités pop et électro. Le résultat est à la hauteur. Un disque qui cadre parfaitement avec le monde dans lequel on vit.

6. Collapsed in Sunbeams, Arlo Parks  

(SEN) – On peut compter sur cette artiste multidisciplinaire britannique (elle est chanteuse, compositrice et poétesse) pour nous faire plonger dans un univers musical empli de douceur, de beaux mots et de mélodies empreints de vulnérabilité. En une écoute, on comprend pourquoi ce premier album studio a reçu autant d’éloges.

7. Valentine, Snail Mail  

(SEN) – Des pièces indie-rock-alternatives à la fois douces, entraînantes et assumées livrées par une jeune femme solide de 22 ans. On aime ses influences aux grands de la musique rock des années 90, sa voix, son attitude et ses paroles qui vont droit au but.

8. Montero, Lil Nas X  

(BL) – Il était jusqu’alors davantage connu pour ses tenues extravagantes que pour sa musique. Tout ça a changé lorsque Lil Nas X a lancé Montero, un premier album assez fort pour faire de l’ombre à tout le strass qu’il affectionne tant. La pop et le rap s’y mêlent de manière particulièrement harmonieuse pour créer une enfilade de vers d’oreille franchement rafraîchissants.

9. Seis, Mon Laferte  

(CB) – Grande vedette dans son Chili natal, cette artiste multidisciplinaire peut jouer sur tous les terrains musicaux avec une aisance surprenante. Sur Seis, elle présente d’une voix porteuse de toute la palette des émotions, le résultat remarquable d’une exploration des musiques régionales mexicaines. À croire qu’elle est née dans une famille de mariachis.

10. Long Lost, Lord Huron  

(SEN) – Ce quatrième opus studio est un joyeux mélange de mélodies country, rock et folk. Périple musical nostalgique avec les interludes radio des années 40/50, l’album aborde des thèmes chers au groupe : voyages, solitude, recherche d’un amour perdu. Coup de cœur pour la pièce Love Me Like You Used To.

11. Crash of the Crown, Styx  

(YL) – La formation américaine est encore capable de sortir de bons albums. Inspiré comme jamais, Styx, qui fêtera bientôt ses 50 ans, a lancé un beau petit bijou en renouant avec des sonorités rock progressives. On sent, tout au long de cet album, que les musiciens ont eu du plaisir et qu’ils se sont éclatés.

12. Comfort To Me, Amyl and the Sniffers  

(CB) – En manque d’énergie ? Cette collection de chansons punk rock de l’indomptable quatuor Amyl and the Sniffers vous en procurera une triple dose. Survoltés, ces quatre Australiens concrétisent sur ce second album, à coups de trouvailles mélodiques incendiaires (Security, Snakes), leur place parmi les jeunes groupes les plus excitants de l’heure.

13. What The Future Holds Pt. 2, Steps  

(BL) – Synonyme d’excellence en termes de pop britannique depuis près de 25 ans, le quintette Steps a livré l’été dernier une des meilleures entrées de son répertoire avec What the Future Holds Pt 2. La pièce de résistance ? Heartbreak in the City, irrésistible petit bijou revisité cette fois-ci en compagnie de Michelle Visage. Ils ignorent peut-être ce que le futur leur réserve, mais une chose est certaine, il continuera d’être brillant.

14. Senjutsu, Iron Maiden  

(YL) – Iron Maiden est constant. La formation vieillit bien et offre avec régularité des albums qui sont intéressants. Senjutsu ne fait pas exception à la règle. On retrouve de longues fresques métalliques et épiques, et de grandes envolées métal qui sont devenues, au cours des 20 dernières années, la marque de commerce de la Vierge de Fer.

15. Sometimes I Might Be Introvert, Little Simz  

(CB) – Aussi brillant fût le plus récent Tyler, The Creator, le titre de meilleur album de rap pur de l’année revient sans conteste à la Britannique Simbiatu Ajikawo, alias Little Simz. Dotée d’une plume agile et profonde, elle fait de sa nature introvertie la colonne vertébrale d’une œuvre d’une grande richesse musicale.

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