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Que nous réserve 2022: six projets sous la loupe à la Ville de Québec

Plusieurs dossiers prioritaires attendent le maire Bruno Marchand

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La nouvelle année prend des airs particuliers avec le renouveau à la tête de la Ville de Québec. L’administration Marchand devra s’attaquer à des projets prioritaires, qui occuperont une bonne partie de l’actualité municipale. En voici six qui apparaissent sur les écrans radars.

• Dossier: Que nous réserve 2022?

Les modifications au projet de tramway  

Illustration courtoisie

Bruno Marchand a promis de faire le point sur le projet de tramway en début d’année, à la mi-janvier. En campagne électorale, il avait proposé 10 modifications au projet afin de diminuer les irritants et d’accroître l’appui de la population. Il s’était engagé, notamment, à réduire l’abattage de 60 % à 70 % des arbres déjà prévu et à réduire les effets négatifs liés à la future plateforme de béton. Il voulait aussi diminuer la présence de câbles électriques. Le nouveau maire présentera donc le fruit de ses discussions avec le Bureau de projet sur la faisabilité et les coûts de ses engagements électoraux. Par ailleurs, les travaux préparatoires se poursuivront en 2022, notamment dans le quartier Saint-Roch. Une somme de 284 M$ est prévue au budget. La liste de tous les chantiers à venir sera dévoilée au printemps. 

La centrale de police  

Illustration courtoisie

Les travaux de construction de la centrale de police, à Charlesbourg, ont débuté comme prévu au printemps 2021. Ils vont s’intensifier en 2022 et l’édifice doit être livré en novembre 2023. Les premiers policiers vont y déménager au cours des premières semaines de 2024. Selon les documents budgétaires de la Ville de Québec, la construction de l’édifice coûtera 98,5 millions $, comme cela a d’ailleurs été communiqué au cours des dernières années. Mais certains problèmes ont récemment fait surface dans le processus des appels d’offres. Ce n’est qu’en février ou en mars 2022 qu’on saura si les délais et les budgets prévus pour la centrale seront vraiment respectés. Ce dossier est particulièrement sensible à la Ville de Québec. En 2018, le numéro 2 de la Ville à l’époque, Jonatan Julien, avait claqué la porte après des désaccords avec l’ex-maire Labeaume sur cet enjeu. 

Le démarrage de l’usine de biométhanisation  

Illustration courtoisie

On en parle depuis plusieurs années : l’usine de traitement des déchets organiques sera finalement en activité en 2022. Après des hausses de coût de 65 millions $ en 2019, attribuables à des investissements supplémentaires pour assurer l’efficacité énergétique, à des retards dans le projet et à des sols contaminés, une nouvelle augmentation de 20 millions $ a été annoncée lors du budget de 2022, en raison de l’inflation et de la pandémie. Malgré tout, l’usine sera en fonction comme prévu en 2022, quoiqu’un peu plus tard qu’anticipé. C’est en effet en novembre que les citoyens commenceront à trier leurs déchets organiques et à les placer dans des sacs spéciaux, fournis par la Ville. Les sacs devront ensuite être déposés dans le bac à déchets, puisque la Ville a fait le choix de ne pas implanter le bac brun. Déjà, en juin, l’usine recevra les boues municipales et commencera à les traiter. 

La liste des priorités du maire   

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Interrogé sur « sa » priorité pour l’année 2022, lors d’une entrevue éditoriale de fin d’année, le maire Bruno Marchand avait refusé d’en identifier une seule. « Ce n’est pas parce que j’ai de la misère à choisir, mais parce qu’il y a beaucoup de choses. On a une grosse équipe. Le temps est trop court pour avoir juste une priorité. » En premier lieu, il avait identifié l’amélioration de la mobilité « pour tous » à Québec. Suivent dans l’ordre ou dans le désordre l’amélioration de « l’interaction citoyenne », le soutien aux organismes et aux gens qui « passent dans les mailles du filet », le vivre-ensemble, l’économie et la pénurie de main-d’œuvre. « On peut jouer un rôle (sur la main-d’œuvre). Je l’ai dit en campagne et je le pense encore. Pour moi, c’est nécessaire. »  

La saga du Colisée  

Photo d'archives

Menacé de démolition à plusieurs reprises, le Colisée restera encore debout en 2022. Mais la Ville de Québec se penchera assurément sur son sort d’ici la fin du bail du Festival d’été, qui loue l’espace pour entreposer ses équipements, en 2023. L’administration précédente avait proposé d’en faire un centre pour les sports émergents. Bruno Marchand a rejeté l’idée et entrevoit de démolir la structure et de n’en conserver que les arches, qui sont caractéristiques, afin d’en faire un parc. Tout autour, il imagine un quartier résidentiel de 800 logements pour permettre la densification de ce secteur de la ville. Le projet est estimé à 20 millions $. La direction générale de la Ville a indiqué lors de la présentation du budget 2022 qu’elle étudiera les propositions faites par l’équipe du maire. « On va revoir le projet du Colisée en fonction des orientations qui ont été indiquées » par le maire, a avancé le directeur général, Luc Monty.  

Le troisième lien  

Illustration courtoisie

Le gouvernement Legault maintient qu’une première pelletée de terre « plus que symbolique » se fera pour le tunnel Québec-Lévis avant le scrutin provincial du 3 octobre 2022. « C’est certain, on ne s’en va pas juste couper le gazon », a même promis le ministre des Transports François Bonnardel, au printemps 2021. Le tunnelier doit commencer à creuser seulement en 2027. Le mégaprojet pourrait coûter jusqu’à 10 G$ et doit être mis en service en 2031. L’immense tube, de 19,4 mètres de diamètre, comprendra deux niveaux, soit un dans chaque direction. En tout, il y aura six voies de circulation dont deux seront réservées au transport collectif.

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