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Que nous réserve 2022: la croissance probablement au rendez-vous

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La pandémie de COVID-19 perdure depuis 21 mois. Et on est loin d’être sorti du bois avec le variant Omicron.

• Dossier: Que nous réserve 2022?

Malgré cela, l’économie canadienne tourne de plus en plus rondement dans la plupart des secteurs de l’économie. Sauf évidemment les secteurs du voyage, de la restauration, de l’hôtellerie qui viennent de se faire frapper à nouveau.

On a récupéré les trois millions d’emplois qui avaient été momentanément perdus lors des pires mois de la pandémie, en avril et mai 2021.

Par contre, outre les inconvénients générés par cette autre vague de COVID-19, nos entreprises sont également confrontées à un dramatique manque de travailleurs pour pourvoir les postes vacants.

En dépit des programmes et des incitatifs mis en place par nos gouvernements pour tenter de régler l’épineux problème de pénurie de main-d’œuvre, force est de prévoir qu’en 2022 on restera encore loin de la coupe aux lèvres à ce chapitre. Cela aura pour conséquence de nuire à la croissance d’un grand nombre d’entreprises.

REDRESSEMENT

Au pire de la pandémique crise en 2020, le PIB du Canada accusait une chute de 17 %, la plus forte contraction économique depuis la Grande Dépression.

Au troisième trimestre de cette année, le PIB était revenu au niveau d’avant la pandémie.

La croissance du PIB canadien dépassait celle des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon et de l’Australie. Notre balance commerciale bénéficiait d’un solide excédent. Il y avait au pays quelque 6000 entreprises en activité de plus qu’avant la pandémie.

Le revenu d’emploi des ménages ? Il est actuellement 7 % supérieur à son niveau d’avant la crise.

Dans sa récente mise à jour économique et budgétaire, la ministre Freeland a tenu à nous dire : « Selon les projections de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la relance au Canada sera la deuxième parmi les plus rapides du G7 d’ici 2023. »

PERSPECTIVES CANADIENNES

Si l’on se fie aux récentes prévisions des économistes des 12 grandes institutions financières (banques et firmes de courtage) consultés par la ministre des Finances Chrystia Freeland, l’année 2022 s’annonce encourageante.

Voici leurs prévisions pour l’année 2022. 

  • Après une flambée de 12,5 % en cette année 2021, le PIB nominal devrait croître de 6,6 % l’an prochain. C’est relativement élevé par rapport au taux de croissance habituel. 
  • L’économie canadienne tournant rondement, le taux de chômage devrait baisser à 6,1 % en 2022, soit 1,5 point de pourcentage de moins que cette année. 
  • Après des pointes à 7 ou 8 % cette année, le taux d’inflation devrait en 2022 se stabiliser autour des 3 % au pays. Ce taux s’inscrit dans la fourchette d’inflation de 1 à 3 % que la Banque du Canada juge tolérable.  

Quoi qu’il en soit, la grille des taux d’intérêt va subir des pressions à la hausse en 2022, même si la Banque du Canada s’entête à ne pas relever son taux directeur. 

  • Les taux sur les prêts hypothécaires, les prêts personnels et les prêts aux entreprises vont augmenter.  

Il va également en coûter plus cher aux gouvernements pour se financer en émettant des obligations gouvernementales.

Les épargnants misant sur les placements conservateurs, comme les dépôts à terme, les certificats de placement garantis, les obligations d’épargne vont... finir par obtenir un rendement un brin supérieur aux « pinottes » que les banques versent actuellement.

PERSPECTIVES QUÉBÉCOISES

Selon les économistes des 11 institutions financières récemment consultés par le ministre des Finances Eric Girard, le Québec devrait s’en tirer passablement bien sur la scène économique en 2022.

Après une solide croissance de 10,8 % en 2021, le produit intérieur brut (PIB) nominal devrait croître de 7,2 % en 2022. On vise la création en 2022 de 107 500 emplois.

La consommation des ménages, en excluant les produits alimentaires et le logement, grimperait de 10,1 % selon les prévisions des économistes.

Côté salaires et traitements ? Ils bondiraient l’an prochain de 7,4 %. C’est tout un bond étant donné qu’ils devraient enregistrer cette année une hausse de 8,2 %.

PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS

Après trois années de suite en hausse, la Bourse devrait continuer de tirer son épingle du jeu en 2022. La croissance économique aidant, les bénéfices des entreprises cotées en Bourse devraient croître à leur tour, générant une hausse boursière des titres.

Mais... comme c’est le cas chaque année, le marché boursier va s’avérer en 2022 fort volatil, oscillant au gré de la publication des indicateurs économiques et de l’ampleur des vagues de la pandémie du coronavirus.

Vu le niveau élevé des indices boursiers, et les récents records historiques, une correction boursière de 10 % pourrait survenir.

Concernant maintenant le marché obligataire des obligations négociables, l’année 2021 n’est pas payante, les indices affichant de légers rendements négatifs. L’année 2022 ne s’annonce guère meilleure pour le marché obligataire.

Il faut savoir que la valeur marchande des obligations négociées sur le marché obligataire grimpe lorsque les taux d’intérêt baissent et vice versa, elle chute lorsque les taux d’intérêt augmentent.

Comme on sait, les banques centrales, telles la Banque du Canada ou la Réserve fédérale américaine, maintiennent artificiellement leurs taux directeurs au plancher depuis le début de la pandémie du coronavirus.

Or, en raison de la forte reprise économique et de l’inflation qui galope, les banques centrales devront hausser leurs taux directeurs. Cela aura pour effet d’entraîner forcément tous les taux d’intérêt à la hausse.

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