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Des alliés improbables unis par l’égoïsme

A bottle with vaccine and syringe in front of blue background. Medicine, science and healthcare concept
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Consciemment ou inconsciemment, il existe aujourd’hui principalement deux obstacles qui nous empêchent de venir à bout de la pandémie de COVID-19 : les marchands de vaccins et les militants antivaccins.

Au début de la pandémie générée par le coronavirus de Wuhan en 2020, le principal obstacle face à la maîtrise de la COVID-19 était d’ordre scientifique. On connaissait mal ce virus.

En quelques mois, grâce au génie scientifique et au soutien financier des États, le virus de Wuhan a été démystifié et des vaccins pour le contrer ont été mis au point. Mais à cause des variants du virus initial, le combat n’est pas encore gagné.

Cependant, les variants ne sont pas véritablement un obstacle. Aujourd’hui, force est de constater que nous faisons face à deux obstacles majeurs pour venir à bout de la pandémie. Il s’agit de la cupidité et de l’égoïsme.

La cupidité

Vu la vélocité et l’expansion du variant sud-africain, Omicron, il serait bon de braquer les projecteurs sur une grande partie de la planète avec ses faibles niveaux de vaccination. Sans cela, il serait vain d’espérer que nous verrons à moyen court terme la fin réelle de la COVID-19.

C’est une mauvaise nouvelle pour la santé publique, mais une très bonne nouvelle pour les marchands de vaccins qui y trouvent un intérêt certain.

Selon une étude de la People’s Vaccine Alliance, une organisation qui compte 80 associations membres, les deux principaux marchands de vaccins, Pfizer-BioNTech et Moderna, auraient engrangé des profits avoisinant 1000 dollars américains par seconde, 65 000 $ US par minute, donc 34 milliards de dollars américains sur l’année 2021, grâce à leurs vaccins contre la COVID-19 écoulés dans les « pays riches ».

Considérant les milliards de dollars qu’ils recueillent, quel serait leur intérêt à ce que la pandémie de COVID-19 prenne fin ?

Nous disposons depuis un bon moment de la capacité de vacciner l’ensemble de la population mondiale pour mettre fin à la pandémie. 

Or, ces marchands de vaccins monopolisent et « exploitent des brevets et d’autres droits liés à la propriété intellectuelle pour empêcher d’autres entreprises de fabriquer les vaccins et les médicaments qu’ils ont mis au point avec des fonds publics. Ils possèdent le monopole de la production, de la distribution et des prix », dit la People’s Vaccine Alliance.

Conséquemment, la grande partie de la planète à faibles niveaux de vaccination deviendrait un bassin d’incubation de variants qui pourraient un jour ou l’autre venir nous achaler comme l’a fait récemment le variant sud-africain. Un bassin de variants qui justifierait la production de vaccins « ajustés » et qui assécherait davantage nos fonds publics et bouleverserait encore plus nos vies.

Relais des variants

Malgré le privilège que nous avons avec notre capacité vaccinale ici au Québec, il reste néanmoins des gens qui, par leur posture égocentrique, idéologique, leur peur ou leur ignorance, nous éloignent de l’immunité collective, car ils s’opposent à la vaccination.

Les vacciné.e.s doivent constamment s’en préoccuper, car ce sont les relais privilégiés des variants. Incidemment, ils font le jeu de Big-Pharma avec leurs boosters.

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