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Montréal tatoué sur le cœur

Antoni Poroswski rêve de tourner dans la métropole

Queer Eye
Photo courtoisie, Netflix Queer Eye a permis au Montréalais Antoni Porowski de bâtir un empire culinaire comprenant son propre restaurant – The Village Den, à New York – et deux livres de cuisine.

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Le Texas n’a qu’à bien se tenir ; l’équipe de Queer Eye y débarque pour une sixième saison. N’empêche, le Montréalais Antoni Porowski garde toujours espoir de rentrer au Québec pour y tourner une série d’épisodes en compagnie du Fab Five. 

« La formule de Queer Eye peut fonctionner n’importe où dans le monde. Alors ce serait merveilleux de tourner à Montréal ; je pourrais passer chez Schwartz ou encore au Stash Café pour des pierogis à tous les jours », rigole-t-il. 

Il a beau avoir quitté la métropole depuis quelques années déjà, Antoni Porowski n’a certes pas l’intention de renier ses racines. C’est d’ailleurs dans un français impeccable – teinté d’un subtil accent québécois – qu’il a accueilli le représentant du Journal en visioconférence, le mois dernier. 

« Je n’ai pas souvent la chance de parler français, alors je suis excité à chaque fois qu’une occasion se présente. J’avais perdu mon accent québécois pendant mes études à l’Académie Michèle-Provost, mais il revient de temps en temps », avance-t-il en riant. 

Métamorphose complète

En attendant un éventuel – et hypothétique – passage au Québec, c’est donc dans le « Lone Star State » que le Fab Five débarque aujourd’hui pour une nouvelle saison de Queer Eye. Le concept vous est étranger ? Cinq experts en autant de domaines (culture, cuisine, mode, décoration et beauté) débarquent chez des gens du public pour leur offrir une métamorphose complète (un bon vieux make-over, quoi !). 

Leurs participants – surnommés « les héros » – en ressortent transformés... et pas simplement physiquement. On verra dans ces nouveaux épisodes, entre autres, une jeune femme trans renouer avec son père distant par les soins du Fab Five. Les impacts sont réels et considérables, chose dont Antoni Porowski est bien conscient. Mais sur le plateau, il essaie de s’en détacher, histoire de se délester d’un bagage de pression. 

« Je suis conscient de l’impact qu’on peut avoir sur ces gens. Mais ça me rend un peu inconfortable d’y penser. Parce que, dans le fond, on apprend autant de ces gens qu’ils apprennent de nous. C’est un échange », plaide-t-il. 

Travail d’éducation

Mais au-delà des cinq fondements principaux de Queer Eye, l’émission permet d’éduquer autant leurs participants que les téléphiles quant à diverses réalités propres à la communauté LGBTQ. Des exemples ? La sixième saison aborde des thèmes tels que l’homoparentalité ou encore l’utilisation des pronoms appropriés, source de débats autant ici qu’ailleurs. 

« Notre but n’est pas de confronter ces gens avec notre culture ou nos enjeux. Loin de là. Mais quand l’occasion s’y prête et que ces conversations naissent naturellement, pourquoi pas ? », raconte Antoni Porowski.  

  • La sixième saison de Queer Eye est disponible sur Netflix.

      
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