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Couillard a rencontré Fitzgibbon pour un projet

L’ex-chef libéral mousse une entreprise qui veut produire des cellules de batteries

Maurice Richard PDG de la Société du parc industriel et portuair
Photo courtoisie Le président directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, voit d’un bon œil l’arrivée de Britishvolt dans sa cour.

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L’ancien premier ministre Philippe Couillard, a rencontré le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, pour lui présenter le projet d’usine de cellules de batteries de la firme Britishvolt, à Bécancour.

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« La rencontre, qui s’est bien déroulée, était une prise de contact habituelle pour présenter la direction de Britishvolt au ministre et une revue du statut et des projets de l’entreprise », a indiqué Philippe Couillard au Journal, hier.

Au cabinet du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, on confirme avoir eu cette rencontre début octobre, sans en dire plus.

« Le projet est toujours en analyse et nous ne ferons pas davantage de commentaires », a souligné son attaché de presse, Mathieu St-Amand à propos du projet d’usine de cellules lithium-ion de la firme anglaise Britishvolt.

« Client sérieux »

En avril dernier, Philippe Couillard disait avoir eu des discussions « préliminaires avancées » avec Investissement Québec pour bâtir ici l’usine de batteries de Britishvolt Canada, dont il est l’un des administrateurs.

Le Journal rapportait également qu’il s’était inscrit comme lobbyiste au Québec pour obtenir des fonds publics d’Hydro-Québec, d’Investissement Québec et du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Pierre Fitzgibbon, Ministre de l’Économie
Photo d'archives, Chantal Poirier
Pierre Fitzgibbon, Ministre de l’Économie

« Ça demande des participations financières des gouvernements très importantes parce que les usines sont très coûteuses et le temps pour la rentabilité est très long », avait expliqué l’ancien chef du Parti libéral du Québec (PLQ), pour illustrer le fait que la chaîne de valeur mondiale est fortement concentrée en Chine.

Hier, la mairesse de Bécancour, Lucie Allard, a refusé de commenter le dossier, mais le grand patron de Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, a souligné que les discussions étaient sérieuses.

« Ce client-là [Britishvolt] est assez sérieux pour avoir pris une option sur un terrain et pour faire des sondages avec une grosse firme, qui s’appelle SNC-Lavalin », a lancé Maurice Richard, qui a déjà été maire de Bécancour.

En raison d’ententes de confidentialité, Maurice Richard a cependant souligné qu’il ne pouvait pas en dire plus sur le projet d’usine de « plusieurs centaines de millions de dollars ».

Des milliards de l’État

Celui qui a été député de la circonscription de Nicolet-Yamaska a ajouté que la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, qu’il dirige, relève directement du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

« On est le seul parc industriel, qui appartient au gouvernement du Québec », a affirmé Maurice Richard. « Mon patron immédiat, c’est le ministre, Pierre Fitzgibbon », a poursuivi l’ancien élu du PLQ.

Ces dernières années, le gouvernement Legault a misé gros sur la filière batterie qui pourrait nécessiter près de deux milliards de dollars de fonds publics, selon une l’étude de McKinsey, commandée par Investissement Québec.

Pour Pierre Fitzgibbon, le projet d’électrification, dans son ensemble, est aussi majeur que l’ont été « dans les années 1960, les centrales électriques », a-t-il déjà illustré sur les ondes de QUB radio.

–Avec la collaboration de Philippe Langlois

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