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5e vague: Legault refuse de convoquer d’urgence l’Assemblée nationale

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Le premier ministre, François Legault, refuse de convoquer d’urgence les parlementaires à Québec pour discuter des mesures à prendre pour lutter contre la 5e vague de COVID-19 comme le réclament les partis d’opposition.

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Selon le cabinet du premier ministre, il serait «contre-intuitif» de vouloir rouvrir le Parlement dans le contexte où la population est appelée à «éviter tout contact social» et à «rester chez eux et [à] faire du télétravail».

Son attaché de presse, Ewans Sauves, réplique que le gouvernement doit plutôt «montrer l’exemple», comme il le fait en tenant les rencontres du Conseil des ministres en virtuel.

Il rappelle également que la reprise des travaux parlementaire est fixée au 1er février prochain et affirme que «toutes nos énergies sont déployées à combattre ce virus et cette 5e vague très virulente».

La cheffe libérale, Dominique Anglade a fait parvenir une lettre à François Legault, jeudi soir, dans laquelle elle souligne que face à la montée du variant Omicron les points de presse du gouvernement «ne suffisent plus à rassurer la population».

«Malheureusement, nous avons observé dans les dernières semaines une grande confusion dans les communications gouvernementales, notamment pour l’utilisation des tests rapides et des tests PCR, a-t-elle déploré. Des questions se posent sur la justification scientifique de certaines mesures.»

  • Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Dominique Anglade sur QUB radio : 

C’est pourquoi elle demande à François Legault de convoquer d’urgence les parlementaires à Québec «dans le respect des mesures sanitaires» afin de pouvoir lui «porter les questions de la population» et «clarifier le plan de sortie de crise».

En conférence de presse, vendredi matin, elle a expliqué que le gouvernement devait considérer tous les moyens à sa disposition pour notamment accélérer la distribution des tests rapides y compris par des envois postaux.

À noter, l’Institut national de santé publique du Québec ne recommande pas l’utilisation de tests rapides qui n’ont pas été entreposés aux températures recommandées, soit de 2 à 30 degrés Celsius, ce qui compliquerait les envois postaux en plein hiver.

Québec solidaire et le Parti québécois ont ensuite joint leur voix pour réclamer à leur tour que soient convoqués les parlementaires à Québec.

«Un gouvernement qui gouverne seul sans reddition de comptes est un gouvernement qui fait des erreurs. Nous voulons l'aider à prendre les meilleures décisions possibles», a indiqué la leader parlementaire solidaire, Christine Labrie, sur Twitter.

«Bien sûr que si l’Assemblée nationale est convoquée en vidéoconférence, nous y serons. Par contre nous pensons qu'il faut d'abord mettre en veilleuse la politique pour faire place à de l'expertise scientifique indépendante, en faisant entrer dans la cellule de crise des experts comme Dre Joanne Liu», a expliqué pour sa part le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

Ce dernier a également demandé à Santé Canada vendredi d’accélérer le processus d’approbation du médicament anti-COVID-19 de la pharmaceutique Pfizer qu’il juge trop long dans le contexte de crise que traverse la province.

  • Écoutez la chronique de l’analyste politique Marc-André Leclerc sur QUB radio 

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