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La saga du prochain DG

Quebec
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Aux dernières informations, Patrick Roy n’avait toujours pas reçu d’appels de la part du Canadien pour le poste de directeur général.

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Il y a deux choses dont on parle au Québec en ce moment. Il y a la pandémie, bien sûr. Malheureusement, on connaît tous quelqu’un qui a attrapé la COVID-19. Et l’autre, c’est l’identité du prochain directeur général du Canadien. 

Qui le CH va-t-il engager ? Le processus d’embauche a commencé cette semaine. Des rencontres en visioconférence, en raison de la pandémie. Un aspect que je déplore. 

J’en ai vécu dans ma carrière, des processus d’embauche pour un poste au sein d’une équipe de la Ligue nationale. Avec les Nordiques, les Rangers, le Canadien. Mais ils se déroulaient en personne. 

Avec Zoom, difficile de bien voir le candidat questionné. Ses mimiques, son langage corporel, les clins d’œil... 

Un second aspect particulier, c’est que si la liste dévoilée par plusieurs médias s’avère véridique, tout le monde connaît les gens qui ont obtenu dans les derniers jours une première entrevue pour le poste. 

Nous sommes loin d’Anaheim, où les Ducks se sont lancés dans un processus semblable. Ils ont également créé un comité pour trouver leur prochain directeur général, avec Scott Niedermayer et Paul Kariya. Mais à Anaheim, tout le monde se fiche des candidats. Personne ne les connaît. Peut-être que leur identité ne sera jamais rendue publique. 

Et au lendemain de la nomination du DG, tout le monde aura tourné la page.  

Dans l’œil du public

Mais ici, comme la liste est connue, ceux qui ne seront pas choisis auront non seulement à vivre avec leur déception, mais le public sera aussi au courant de leur échec. Les journalistes vont les appeler pour obtenir leur réaction, pour savoir comment les entrevues se sont déroulées. 

Ils devront garder la tête haute. Ils pourront toujours dire qu’au moins, ils faisaient partie des candidats. 

Quand Serge Savard a donné le poste d’entraîneur-chef du Canadien à Jacques Demers plutôt qu’à moi, en 1992, j’ai été déçu. Mais je vous assure que l’on passe à autre chose.  

Déjà, Patrick Roy a été interrogé jeudi à savoir s’il avait été convoqué. Patrick n’est pas du genre à raconter des mensonges. Quand on lui pose une question, sa réponse est instantanée. Il a dit qu’il n’avait pas encore eu d’appel. 

Mais tout le monde s’attend à ce que Roy ait droit à son audition. Sera-t-il le dernier ? 

J’ai su que Kent Hughes avait refusé. Lui a-t-on offert le poste ou l’a-t-on contacté pour une entrevue ?

La situation est complexe et intéressante à suivre. C’est devenu une saga. 

Surtout parce que le Canadien prend son temps. Mais l’organisation a-t-elle d’autres choix ? Elle ne peut pas embaucher un directeur général pour une saison ou deux seulement. Il lui faut trouver le bon complément à Jeff Gorton. 

Soyez positifs

Parce qu’au fond, la personne embauchée sera l’assistant de Gorton. Il ne prendra pas les décisions majeures. Quand le Canadien en viendra à dire à Carey Price que son parcours avec le Canadien est terminé, c’est Gorton qui va le faire. 

Tous ceux qui figurent sur la liste n’ont pas d’expérience, à l’exception de Patrick Roy et de Danièle Sauvageau, qui ont été entraîneurs-chefs et directeurs généraux. 

Il y a une différence entre être joueur et être entraîneur, ou DG. Quand tu es joueur, tu es assis et tu écoutes les recommandations. Quand tu es en charge, c’est toi qui les formules. 

Voici mon conseil à tous ces candidats : soyez positifs en entrevue. Ne ciblez pas les problèmes de l’équipe, mais plutôt son potentiel. 

Propos recueillis par Jessica Lapinski

Bravo mesdames !  

Chantal Machabée
Photo Chantal Poirier
Chantal Machabée

L’embauche de Chantal Machabée à titre de vice-présidente des communications du Canadien fait l’unanimité. Les hommes de hockey, les amateurs, ses partenaires à la télévision : tous ceux qui connaissent Chantal, et même ceux qui ne la connaissent pas, sont heureux. 

Chantal Machabée est une professionnelle de première classe. J’ai travaillé avec elle, c’était le « fun », elle était toujours enjouée. 

Gros défi

Mais c’est un gros défi qui l’attend et elle devra bien s’entourer.

La somme de travail est immense. Occuper ce poste chez le Canadien, c’est un rôle plus difficile qu’ailleurs dans la Ligue nationale. Notamment parce qu’il faut travailler à la fois en français et en anglais. 

C’est pourquoi il fallait que le Canadien embauche une personne d’expérience. Elle devra faire plaisir à l’un et à l’autre. 

Mais je vois cela comme une promotion pour Chantal. Selon moi, elle était rendue là dans sa carrière. Je n’ai aucun doute qu’elle va faire la job. 

Je voudrais aussi féliciter Élizabeth Mantha, qui a été nommée parmi les arbitres de la LHJMQ. Ça, ça ouvre la porte aux femmes. 

Je l’ai vue à son premier match dans la Ligue américaine, à Laval. Elle semble tellement professionnelle, en possession de ses moyens. 

Mesdames et messieurs, nous sommes rendus là. Il y aura bientôt une femme qui arbitrera dans la LNH. Et je souhaite à Élizabeth que ce soit elle.

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