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Du Kamouraska vers les Oscars

Annie St-Pierre pourrait bien se retrouver en nomination

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Depuis un an, la cinéaste Annie St-Pierre sillonne le monde sans vraiment quitter son salon. Présenté dans 75 festivals, dont Sundance et Clermont-Ferrand, son court-métrage Les grandes claques figure maintenant sur la courte liste en vue de la sélection aux Oscars. Une réussite majeure pour la native de Saint-Pascal, au Kamouraska.

Planté dans le décor d’un bungalow des années 1980, Les grandes claques suit un père (Steve Laplante) qui retourne dans sa belle-famille pour récupérer ses enfants le soir de Noël. Une histoire aigre-douce qui tire les larmes et qui, mine de rien, permet à sa réalisatrice, Annie St-Pierre, de se faire un nom sur le circuit cinématographique international. 

« J’avais vraiment pas prévu que des gens de l’Iran m’écrivent sur Instagram pour me dire “Ce film m’a tellement touché”. Quand on me demande : “Pourquoi tu penses qu’il est aux Oscars ?”, bien la seule réponse que je peux dire, c’est “parce que les gens l’ont aimé !” Il n’y a pas de vedettes, pas de star hollywoodienne. C’est pas un film politique ou avec une cause à défendre. Moi, je suis une nobody, la underdog qui arrive de nulle part et qui a fait du documentaire avant ! » 

Le Québec aux Oscars

Selon toute vraisemblance, les Oscars en pincent pour les courts-métrages québécois. En ce sens, Annie St-Pierre souhaite marcher dans les pas de Jérémy Comte (Fauve), Marianne Farley (Marguerite), Yan England (Henry) et Meryam Joobeur (Brotherhood), qui avaient réussi à accéder à l’étape suivante en obtenant des nominations officielles. D’ailleurs, c’est le 8 février que l’artiste du Bas-du-Fleuve saura si elle participera à la prestigieuse cérémonie à Hollywood. 

Annie St-Pierre voit son court-métrage dans la courte liste en vue de la cérémonie de remise des Oscars.
Photo courtoisie, Ixion Communications
Annie St-Pierre voit son court-métrage dans la courte liste en vue de la cérémonie de remise des Oscars.

« Ce que je trouve vraiment cool, c’est de voir que mon talent est reconnu partout et en français, illustre la réalisatrice. Ça me rend heureuse de voir que le film fait ce chemin-là en français et que ce n’est pas vu comme étant une barrière. C’est vu comme une richesse, une singularité à partager. »

Le parcours d’Annie St-Pierre est aussi varié qu’étonnant. Quand elle n’agit pas à titre de réalisatrice et de scénariste pour ses propres projets, il lui arrive de travailler comme productrice (pour Denis Côté notamment) et même de passer de l’autre côté de la caméra. C’est ce qui est arrivé en 2019 quand elle s’est parée d’une moustache pour jouer dans The Twentieth Century de Matthew Rankin.

En 2015, elle a signé un film en hommage à Jean-Marc Vallée, un court-métrage d’une redoutable tendresse qui lui avait été commandé par l’ONF. 

« Comme beaucoup de gens, cette nouvelle [de son décès], c’est atterrant, résume-t-elle, la voix marquée par l’émotion. C’est quelque chose d’extrêmement triste. [...] Ses films étaient importants, ils avaient une force humaine vraiment forte, une puissance qui fait que les cinéphiles qui les recevaient avaient l’impression de toucher quelque chose de lui. On ne sort pas indemne d’un film de Jean-Marc Vallée. » 


Les grandes claques sera présenté en ligne dans le cadre du festival Plein(s) Écran(s) ce 20 janvier.

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