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Une pause qui est loin de tout repos

Valérie Caron
Photo courtoisie, Julie Artacho

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Inspirée par sa propre expérience de mère de deux enfants et de celles d’autres mamans, l’écrivaine et humoriste Valérie Caron dédramatise le fameux « congé » de maternité dans un livre à l’humour cinglant, Une année en congé.

Pour elle (et pour bien d’autres parents sans doute !), jamais une période de la vie n’a été aussi mal nommée. Ce « congé » loin de tout repos est en fait un tourbillon de nouvelles expériences et d’apprentissages... dans un contexte où le sommeil n’est pas vraiment au rendez-vous !

Valérie Caron partage une centaine d’anecdotes authentiques et fait un tour d’horizon de ce congé qui n’en est pas un dans son livre illustré par Bach, de l’accouchement jusqu’au retour au travail. Elle évoque les grandes joies, les moments de désespoir, les erreurs de débutante, les moments drôles et ceux qui le sont moins.

En entrevue dans un bref moment de pause, Valérie Caron parle avec humour de ce livre et de son expérience de mère, qui ne correspond pas tout à fait à ce qui est présenté dans les livres parlant de l’arrivée des bébés dans une vie !

« Dans les espèces de méthodes de comment s’occuper d’un bébé, on parle du moment où il se nourrit, du changement de couche, du bain et de l’activité libre... Ensuite, tu es supposée déposer le bébé sur un coin de table et avoir du temps pour toi. Mais tu te rends compte que le me time, le bébé s’en fout éperdument ! confie-t-elle. Mon Dieu, que ça n’existe pas, cette notion de temps pour soi ! »

Son constat : le « congé » est absent dans cette année de congé. Valérie a eu son premier enfant en 2018 et son deuxième en août dernier. « Cette fois, c’était clair, en rentrant à l’hôpital, que, un, je voulais l’épidurale et que, deux, le moins de personnes possible allaient inspecter mon col utérin. »

Valérie vit donc, à nouveau, la fameuse année en « congé ». « J’avais oublié que ça ne dort pas tant que ça, un bébé... » 

Une omertà

Comment trouve-t-elle le fait d’avoir deux jeunes enfants pendant la pandémie ? « Deux, c’est comme mille : j’avais sous-estimé à quel point c’est prenant. Ils n’ont pas du tout les mêmes besoins et ils n’ont pas du tout le même beat. Il y a mon jeune de trois ans, qui a plein de projets et veut me faire participer à tout ce qu’il élabore, et mon petit qui veut être au sein. » 

Pense-t-elle que les femmes sont bien au fait de ce qui les attend ? « Je pense qu’il y a encore une omertà parce qu’on n’ose pas être l’espèce de prophète de malheur qui vient scrapper le moment dans un shower. On ne veut pas péter la balloune et dire : tu vas souffrir et prépare-toi à t’asseoir sur un icepack. Et watch out l’allaitement ! Ça fait mal, c’t’affaire-là ! Et le bébé : quel mystère ambulant ! »

  • Valérie Caron est diplômée de l’UQAM en communications et de l’École nationale de l’humour.
  • Elle a fait un bref passage à la télé au sein du groupe Les Moquettes coquettes puis s’est dirigée vers l’écriture télévisuelle.
Valérie Caron
Photo courtoisie