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Il écope de 30 mois de prison pour avoir fait vivre l’enfer à sa conjointe

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Un homme qui traîne un passé de violence conjugale depuis une dizaine d’années a écopé, lundi, d’une peine d’emprisonnement de 30 mois pour avoir plongé sa nouvelle conjointe dans l’enfer de la violence pendant un an et demi.

C’est en novembre 2019 que la victime s’est mise en couple avec Marc-Antoine Blanchette, 31 ans. La « lune de miel » n’a toutefois duré qu’une semaine et un climat toxique s’est installé entre les deux amoureux. 

« Rapidement, l’accusé s’est mis à surveiller le cellulaire de madame, ses messages, ses appels, ses contacts et son compte Facebook », a relaté la poursuivante, Me Laura Plamondon-Dufour. 

Une semaine après le début de leur fréquentation, une chicane a éclaté et lorsque la victime a dit vouloir partir, Blanchette s’en est pris physiquement à elle. 

« Il l’a prise d’une main à la tête et il l’a poussée au sol. Elle s’est cogné la tête et l’oreille et pendant deux mois elle a entendu des silements », a-t-elle ajouté. 

Séparation et harcèlement

À plusieurs occasions, la dame a été tirée par les cheveux ou frappée lorsqu’elle disait vouloir partir. Il l’a également déjà retenue en « montant sur elle », mettant tout son poids sur sa poitrine pour « l’empêcher de respirer » et, alors qu’il l’enserrait à la gorge, il lui a dit qu’il allait « la battre à la mort ». 

En juillet dernier, n’en pouvant plus, la dame a décidé de mettre fin à la relation. Blanchette s’est donc mis à la harceler, lui faisant craindre le pire. 

« Dans la seule journée du 18 juillet, elle a reçu près de 100 messages textes et elle faisait ses boîtes pendant la nuit puisqu’il n’était pas là. Le 20 juillet, l’accusé a écrit de nouveau pour dire qu’il n’allait pas bien, qu’il avait des idées suicidaires et qu’il “l’aimait” », a conclu la poursuivante. 

Suggestion commune

Blanchette est détenu depuis son arrestation survenue le 21 juillet. 

De façon commune, Me Plamondon-Dufour et l’avocat de la défense, Me Luc Picard, ont suggéré au juge Pierre L. Rousseau d’imposer une peine de détention de 30 mois de laquelle a été retranchée la détention provisoire, ce qui laisse un reliquat à purger de 21 mois.

Son avocat a ajouté qu’en détention, son client avait reconnu qu’il avait « un sérieux problème au niveau de la gestion de ses émotions, entremêlé à des problèmes de cocaïne » et qu’il souhaitait « se reprendre en main et travailler sur lui ».

  • Au sortir de détention, l’homme devra respecter une période de probation de trois ans, assortie d’un suivi de 18 mois.
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