/lifestyle/health
Navigation

Nutrition et maladie d’Alzheimer

woman is preparing the vegetables
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Janvier est le mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative détruit les cellules cérébrales, ce qui affecte considérablement les fonctions cognitives comme la mémoire et le raisonnement. L’alimentation peut-elle prévenir la maladie ou encore freiner sa progression vers le stade avancé ?


FAITS SAILLANTS  

  • Plus de 500 000 Canadiens sont atteints d’un trouble neurocognitif. 
  • 76 000 Canadiens reçoivent un diagnostic de trouble neurocognitif chaque année.  
  • 65 % des personnes de 65 ans et plus qui reçoivent un diagnostic de trouble neurocognitif sont des femmes.  

Source : Société d’Alzheimer


 Les facteurs de risque

Parmi les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer, on note le diabète de type 2, l’obésité, l’hypercholestérolémie et l’hypertension artérielle. Les études ont pu démontrer notamment que les plaques bêta-amyloïdes qui s’accumulent dans le cerveau des personnes atteintes empêchent les récepteurs de l’insuline de bien fonctionner ce qui peut entraîner une insensibilité des cellules cérébrales à l’insuline. 

Le rôle de l’alimentation

De toutes les études sur le lien entre l’alimentation et le développement de la maladie, deux modèles alimentaires soulèvent l’intérêt des chercheurs pour leur pouvoir préventif : la diète méditerranéenne et la diète japonaise. Ces modèles partagent des points communs : l’abondance de végétaux et la faible consommation de viandes rouges. Selon les études populationnelles, l’adhésion au régime méditerranéen a été associée à une réduction du risque de maladie d’Alzheimer de 34 à 61 %. D’autres études ont mis en lumière le rôle de certaines vitamines et composantes phytochimiques. 

10 conseils clés pour réduire le risque de maladie d’Alzheimer 

woman is preparing the vegetables
Photo Adobe Stock
  1. Consommer des aliments riches en vitamine C
    La vitamine C a un fort potentiel antioxydant et le cerveau est particulièrement fragile au stress oxydatif. Inclure de bonnes sources de vitamine C au quotidien est conseillé. Parmi les sources de vitamine C, on trouve les agrumes, les kiwis, les fraises, les tomates, le brocoli et tous les légumes de la famille des crucifères. 
  2. Consommer de bonnes sources de vitamine E
    À l’instar de la vitamine C, la vitamine E est associée à une prévention de la maladie par ses vertus antioxydantes. Une étude a démontré que les sources alimentaires avaient un pouvoir protecteur supérieur aux suppléments. Parmi les sources de vitamine E, on trouve les noix, les graines, le germe de blé et les huiles végétales.  
  3. Combler ses besoins en vitamine D
    De faibles taux sériques de vitamine D élèvent le risque de maladie d’Alzheimer. En stratégie préventive, on recommande un taux sérique supérieur à 75 nmol/L. Un supplément de vitamine D de 1000 UI par jour est conseillé pour atteindre cet objectif.  
  4. Opter pour de bonnes sources de vitamines du complexe B
    Les études ont pu démontrer que les personnes âgées avec une fragilité cognitive tendent à avoir un niveau d’homocystéine élevé. Un apport insuffisant en vitamines B6, B12 et folates est associé à une hyperhomocystéinémie. La levure alimentaire, les oranges, les légumes verts, les légumineuses apportent notamment ces vitamines.  
  5. Réduire sa consommation de viande
    Les modèles alimentaires qui réduisent le risque de maladie d’Alzheimer sont naturellement pauvres en viandes et charcuteries. L’effet défavorable associé à la consommation de viande pourrait être relié à son contenu en gras saturés et à son mode de cuisson.  
  6. Augmenter sa consommation de poissons
    Les acides gras oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) ont des effets anti-inflammatoires au niveau du cerveau. La consommation de poissons gras (saumon, truite, maquereau, sardines) de deux à quatre fois par semaine est encouragée pour réduire la neuroinflammation. Une étude populationnelle a notamment démontré que ceux qui consommaient du poisson chaque semaine réduisaient leur risque de maladie d’Alzheimer de 60 % comparativement à ceux qui n’en mangeaient presque jamais.  
  7. Consommer des sources de polyphénols
    Les polyphénols, présents dans le règne végétal, joueraient un rôle significatif dans la prévention du déclin cognitif. Les catéchines retrouvées dans le thé vert, le resvératrol contenu dans les raisins et le ginkgolide B du ginkgo biloba ont tous été associés à la prévention de la maladie d’Alzheimer. Leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires expliqueraient les bénéfices. La consommation de café, avec sa centaine de composantes bioactives dont la caféine et les polyphénols, apporterait aussi une protection.  
  8. Adapter les modes de cuisson
    La cuisson contribue non seulement à la perte de vitamines (C, B1 et folates notamment), mais induit aussi la formation de composantes toxiques appelées produits finaux de glycation avancée (AGE). Ces produits sont associés aux troubles neurodégénératifs. Des taux élevés d’AGE dans le sérum sont associés à un déclin cognitif plus rapide et pourraient favoriser la progression vers les stades avancés de la maladie. En prenant soin de cuire à plus basse température, on limite la production de glycotoxines.  
  9. Ajouter des herbes et des épices à vos plats
    Parmi les épices, le curcuma grâce à sa composante curcumine aurait un rôle potentiel dans la prévention et le traitement de la maladie. Ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes expliqueraient ses bienfaits. Des études animales ont démontré que la curcumine réduisait les cytokines pro-inflammatoires et la production de béta-amyloïde. De plus, les herbes comme le persil, la marjolaine, la sauge et le thym pourraient prévenir la formation de produits de glycation. Le clou de girofle et la cannelle agiraient aussi comme des inhibiteurs de glycation.  
  10. Faire mariner les viandes avant la cuisson
    La formation de produits de glycation peut être prévenue ou réduite en faisant mariner les viandes dans un liquide acide composé de vinaigre ou de jus de citron. Par exemple, au sein d’une étude, une pièce de bœuf mariné pendant une heure a produit la moitié des AGE comparativement à un bœuf non mariné.   

Pour d’autres conseils en nutrition, visitez : www.isabellehuot.com