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Échangeurs d’air dans les écoles: le report du retour en classe réclamé

Échangeurs d’air dans les écoles: le report du retour en classe réclamé
AFP

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La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demande le report du retour en classe et exige du gouvernement Legault l’installation d’échangeurs d’air dans les classes mal aérées.

• À lire aussi: Plaidoyer pour un retour en classe dès lundi prochain

Les quelque 400 appareils installés jusque-là sont nettement insuffisants et ne peuvent pas régler les problèmes d’aération et de ventilation à la source, selon le syndicat.

Si Québec mise exclusivement sur la vaccination des élèves fait fausse route, déplore la FAE, estimant que «la qualité de l’air devrait être au cœur de la stratégie de la lutte contre la COVID-19» dans les écoles.

«Des milliers de profs et des centaines de milliers d'élèves québécois font les frais de la gestion erratique du gouvernement en matière d'aération et de ventilation», a dénoncé Sylvain Mallette, président de la FAE.

La variant Omicron s’est propagé à la vitesse de la lumière dans le réseau scolaire, multipliant les infections de façon exponentielle, puisque le réseau scolaire à lui seul a généré 50 % des infections répertoriées.

«Devant un tel déferlement, le gouvernement du Québec n'a eu d'autre choix que de reporter le retour en classe pour les élèves des écoles primaires et secondaires ainsi que pour ceux des centres de formation professionnelle et d'éducation des adultes», a indiqué la FAE.

La FAE s’interroge sur l’aide fédérale de 432 M$ destinée aux écoles du Québec, pendant que le gouvernement Legault s’enorgueillit d’avoir des échangeurs qu’il veut mettre à la disposition des organismes scolaires.

«Il est inacceptable que des échangeurs d'air dorment encore dans des boîtes au ministère de l'Éducation et que le gouvernement ne règle pas, une fois pour toutes, les problèmes de qualité de l'air dans l'ensemble des classes », a ajouté M. Mallette.

Des fédérations réclament plus de sécurité 

Les élèves et le personnel scolaire doivent être mieux protégés pour que la rentrée scolaire puisse se faire «dans un environnement sécuritaire», estiment la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses fédérations du secteur scolaire.

Alors que le variant Omicron continue son ascension fulgurante, la CSQ déplore l’incertitude qui plane autour de la question de la ventilation dans les établissements scolaires et interpelle à nouveau le gouvernement.

«Alors qu'il existe un consensus scientifique clair selon lequel le virus se propage notamment par aérosols, comment se fait-il qu'on en soit toujours à jouer à l'autruche? Le ministre en est encore à annoncer l'installation prochaine de lecteurs de CO2 et à dire d'ouvrir les fenêtres alors qu'il faudrait procéder d'urgence à l'installation d'échangeurs d'air et d'unités portatives dans les classes et les locaux où la qualité de l'air est déficiente», a insisté le président de la CSQ, Éric Gingras.

«L'indécision, la confusion et l'improvisation créent un manque d'adhésion et génèrent de l'anxiété, lesquels sont néfastes à toutes et à tous», a ajouté le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), Jacques Landry.

La CSQ demande également que des masques N95 soient mis à la disposition du personnel de l’éducation et que des tests de dépistage rapide soient fournis à l’ensemble du personnel du réseau scolaire. De plus, un protocole sécuritaire et resserré est réclamé. Ce dernier devrait «inclure des balises claires pour éviter que nos établissements redeviennent des lieux de propagation du virus», peut-on lire dans un communiqué.

Protéger le personnel déjà au travail

La CSQ rappelle que le personnel qui a de nouveau été appelé au front dans les écoles et les classes spécialisées ainsi que dans les services de garde exceptionnels doivent être mieux protégés.

Le gouvernement Legault a annoncé que les tests PCR seraient disponibles pour le personnel scolaire à partir du 15 janvier. Cependant, le syndicat demande qu’il soit accessible dès maintenant pour le personnel déjà au travail.

«Depuis le début de la pandémie, le personnel de soutien scolaire est envoyé au front quand la situation devient périlleuse en éducation. Il est urgent de protéger son intégrité physique en lui fournissant, dès maintenant, l'accès aux tests PCR et des masques N95 s'il en réclame», a mentionné le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost.

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