/misc
Navigation

Notre système de santé est malade

Infirmières
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

L’attente. Elle était déjà la caractéristique première de notre système de santé, voilà qu’Omicron vient faire de cette nuisance permanente un fléau aux conséquences tragiques.

Une petite radiothérapie à la place d’une chirurgie pour un cancer ? 

Les autorités de la santé feront leur possible pour rassurer les patients, mais nul n’est dupe. Le point de rupture est atteint.

On blâmera les non-vaccinés, les aléas d’une pandémie foudroyante, le burn-out du personnel de la santé. On blâmera aussi les cafouillages de la Santé publique, le retard dans la 3e dose, la trop longue méfiance envers les tests rapides.

Et pourtant. Ne faudrait-il pas enfin profiter de l’occasion pour avoir un vrai débat sur notre système de santé ?

Un cancre

Les provinces vont certainement renouveler leur appel voulant qu’Ottawa délie les cordons de la bourse. Le fédéral répondra par des exigences de normes nationales et d’objectifs précis.

C’est passer totalement à côté du débat.

Le constat est foudroyant. Il persiste depuis des années. Notre système de santé est aussi dispendieux qu’inefficace.

Le dernier bilan de l’OCDE en fait le 11e plus cher au monde par habitant, et pourtant sur la majorité des indicateurs clés, le Canada se classe en deçà de la moyenne !

Nombre de lits d’hôpitaux, scans, délais d’attente, nommez l’indicateur nous sommes en deçà de la moyenne. Même en temps normal nos lits de soins intensifs sont bondés. Peut-on se surprendre que la pandémie étouffe notre réseau ?

Véritable vache sacrée, notre système universel est à l’abri du débat, car on le compare sans cesse à l’autre extrême, le système américain.

Alors il est où le problème ? 

Avant de se lancer dans une nouvelle surenchère sur le financement de la santé au pays, il serait peut-être temps d’y trouver une réponse. Question de poser, enfin, le bon diagnostic.