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Des Jeux olympiques différents pour Marie-Philip Poulin

Des Jeux olympiques différents pour Marie-Philip Poulin
Photo AFP

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La hockeyeuse Marie-Philip Poulin est logiquement concentrée sur le grand objectif : ramener la médaille d’or au Canada durant les prochains Jeux olympiques de Pékin. Une simple conversation avec elle demeure toutefois suffisante pour comprendre que le contexte actuel, avec la pandémie de COVID-19 et du variant Omicron, plonge les athlètes dans une situation particulière. 

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«Les Jeux arrivent dans pas long et tout ce qu’on peut faire, c’est de demeurer en santé. On porte nos masques», dit celle qui participera à ses quatrièmes Jeux.

Pour les deux prochaines semaines, Poulin et ses coéquipières peaufinent leur préparation à Calgary, dans «une bulle à temps plein». Elles devraient partir pour la Chine, le mercredi 26 janvier.

L’athlète de 30 ans, qui est originaire de Beauceville, a évidemment hâte au tournoi olympique et espère venger cette défaite encaissée en finale contre les Américaines, il y a quatre ans, aux Jeux de Pyeongchang. Si elle vit pour ça, force est de constater que le rendez-vous à Pékin ne sera peut-être pas aussi grandiose comme expérience humaine.

Des Jeux olympiques différents pour Marie-Philip Poulin
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«À mes premiers Jeux olympiques en 2010, c’était vraiment spécial. Il y avait Sidney Crosby, Jonathan Toews...», mentionne-t-elle, en plongeant dans ses précieux souvenirs couronnés par ses deux buts en finale à Vancouver.

À l’époque âgée de 18 ans, Poulin avoue qu’elle était impressionnée de retrouver à ses côtés autant de joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont plusieurs héros d’enfance. Elle en avait profité pour développer quelques amitiés, notamment avec Toews qui, doit-on le rappeler, a de la famille dans la région de la Beauce via sa mère Andrée Gilbert.

«Nous avions connecté là-dessus», dit-elle en riant, se rappelant au passage avoir disputé une partie de golf avec Toews, à Beauceville, durant l’été suivant.

Un but à atteindre

D’abord parce que la Québécoise est elle-même devenue une athlète de renom, mais surtout en raison du contexte pandémique et de l’absence des joueurs de la LNH, les prochains Jeux de Pékin pourraient être un peu moins impressionnants.

«À Vancouver, en 2010, et à Sotchi, en 2014, c’était très spécial de les avoir sur place, mentionne Poulin à propos des vedettes de la LNH. À Pyeongchang, ils n’étaient pas là. C’était spécial aussi, mais simplement différent. De toute façon, on se concentre sur nous-mêmes.»

Les grands athlètes tiennent tous le même discours : ils ne peuvent s’attarder sur ce qu’ils ne contrôlent pas. La seule manière d’en profiter pleinement est d’être fixé sur le but à atteindre. Si Poulin et ses coéquipières finissent avec la médaille d’or autour du cou, elles rendront ces Jeux olympiques de Pékin mémorables, peu importe si la famille et les amis sont dans les estrades pour applaudir. Et peu importe si, du côté masculin, les joueurs de la LNH sont absents.

- Tel que dévoilé mardi par Hockey Canada, seulement trois Québécoises évolueront au sein de l’équipe nationale féminine aux Jeux olympiques de Pékin. En plus de Marie-Philip Poulin, il y aura une autre attaquante, soit Mélodie Daoust, puis la gardienne Ann-Renée Desbiens.

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