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«Laurentia, c’est mort»: le port de Québec devant une «feuille blanche»

Le PDG du Port de Québec, Mario Girard
Photo d'archives, Stevens Leblanc Le PDG du Port de Québec, Mario Girard

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Le projet Laurentia est mort et enterré au port de Québec, qui lance sans «a priori» une réflexion sur son développement dans les prochaines années.

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«Laurentia est terminé, c’est mort, on est passés à autre chose et on regarde avec une feuille blanche ce qui serait le mieux pour le port de Québec», a affirmé mercredi le pdg de l’Administration portuaire de Québec (APQ), Mario Girard, en conférence de presse.

Il a expliqué qu’une grande réflexion au sujet de la planification stratégique pour les trois à cinq prochaines années a débuté, dont les grandes lignes devraient être connues à la mi-année.

Le «rapprochement» avec la communauté sera «au cœur» de cette démarche, qui permettra aussi de consulter des experts internationaux, a-t-il précisé.

Mario Girard a soutenu qu’il est «trop tôt» pour dire si un nouveau projet de l’envergure de Laurentia pourrait voir le jour, et qu’il n’y avait pas de nouvelle proposition de terminal de conteneurs sur la table à dessin en ce moment.

Feuille blanche

«Il n’y a vraiment rien sur la table, il n’y a pas d’a priori, il n’y a pas de dire “il faut que ça donne ça”, on part complètement d’une feuille blanche, on regarde les grandes tendances mondiales, comment le port pourrait le mieux servir sa mission dans le respect de l’environnement et de la communauté», a expliqué M. Girard.

Toutefois, «l’élaboration de nouveaux projets va certainement émerger de cet exercice», a-t-il reconnu.

Selon lui, un port peut «définitivement» faire partie de la réponse aux changements climatiques, et la planification stratégique tiendra compte d’enjeux comme la décarbonisation de la chaine logistique et l’électrification des terminaux.

Le projet de terminal de conteneurs en eau profonde Laurentia a été rejeté définitivement par Ottawa en juin dernier en raison des possibles «effets environnementaux négatifs importants» soulevés lors de l’étude environnementale notamment sur les écosystèmes et la santé humaine.

En entrevue éditoriale avec Le Journal, la ministre Geneviève Guilbault a récemment déclaré que Laurentia «était un bon projet» quoique perfectible, invitant la direction du port à «rebondir» avec un nouveau projet «amélioré».

Rassurant sur le nickel

M. Girard a aussi tenté de se faire rassurant au sujet d’un règlement adopté par le gouvernement provincial visant à augmenter de cinq fois la limite quotidienne d’émissions de particules de nickel permise dans l’air.

«Ce que dit la science actuellement, et on est d’accord avec la science, c’est que la nouvelle norme ne représente pas un enjeu pour la santé», a affirmé M. Girard qui affirme malgré tout «comprendre les préoccupations des citoyens [...] avec tout ce qui est véhiculé».

Il soutient que la seule compagnie qui manutentionne du nickel au port de Québec, Glencore, ne pourrait de toute façon pas augmenter ses opérations dans le cadre de ses ententes d’approvisionnement actuelles.

Le patron du port, qui rencontrera dans les prochains jours le maire Bruno Marchand, a d’autre part dressé un bilan positif de l’année 2021, alors que les activités portuaires, malgré la pandémie, ont connu une augmentation de 5,5 % du volume de marchandises manutentionnées par rapport à 2020.

S’agissant du retour des navires de croisières en 2022, il a affiché un optimiste prudent tout en soulignant que leur absence demeure «très gérable» au plan financier. «Il est trop tôt pour dire ce qui va arriver en 2022, on reste à l’affut de tout ça.»

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