/finance/business
Navigation

Les syndicats veulent poursuivre leur développement de l'aluminium

Coup d'oeil sur cet article

L'année 2021 s'est terminée de façon encourageante dans le secteur de l'aluminium, si bien que les syndicats des alumineries d'Arvida et d'Alma espèrent poursuivre sur cette lancée en 2022.

Après les 16 nouvelles cuves au Complexe Jonquière, au coût de 110 millions $, annoncées en novembre dernier, le Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNÉAA) s'attaque maintenant au remplacement des cuves précuites, dont la fermeture est prévue en 2025. «On attend d'autres annonces ces prochains mois, a clamé le président du SNÉAA, Donat Pearson. On peut ajouter plus que les 16 cuves déjà annoncées. Il faut agir tout de suite parce que si on attend 2025, il sera trop tard.»

Les cuves précuites emploient 223 travailleurs. Le syndicat propose qu'ils soient affectés à d'autres fonctions dans l'usine.

«Il y a peut-être des tâches reliées à la production qu'on peut récupérer, a observé le président. Je ne dis pas qu'on veut mettre les sous-traitants dehors, mais je veux protéger les emplois de nos membres.»

À Alma, de même, on souhaite que la nouvelle année concrétise un projet d'une quarantaine d'emplois, dans l'air depuis quatre ans.

«On veut une usine de billettes à Alma, comme c'était déjà prévu en 2018, a dit le président du Syndicat national des travailleurs de l'aluminium d'Alma, Sylvain Maltais. Il y a de la place pour cette production. C'est une façon de compenser les emplois que nous pourrions perdre avec Elysis.»

Selon les syndicats, le marché de l'aluminium est suffisamment florissant pour justifier de tels projets.

«Le marché s'annonce bon pour les deux ou trois prochaines années», a rappelé Donat Pearson.

«Si on avait déjà fait ces investissements, on en profiterait déjà», a renchéri Sylvain Maltais.

Fonds de retraite

Le régime de retraite fera également l'objet de négociations avec l'employeur, au printemps ou à l'été prochain. «L'employeur ne veut plus que le fonds de retraite soit indexé», a constaté Donat Pearson.

Depuis 2015, le fonds n'est plus indexé automatiquement, mais selon une formule particulière. Environ 4400 retraités sont concernés, en plus des travailleurs actifs.

«Cette formule est très pâle comparée au système que nous avions, a précisé le président almatois. Avec la hausse des prix et de l'indice des prix à la consommation, nos retraités perdent leur pouvoir d'achat. Il faut trouver une façon de compenser.»

Les syndiqués garderont, d'une part, un oeil sur les relations entre le Canada et les États-Unis, qui pourraient influer sur les exportations d'aluminium. Ils espèrent, d'autre part, que Québec se montrera ferme avec Rio Tinto pour le maintien des emplois.

«C'est une compagnie qui bénéficie de beaucoup d'avantages. Donc Québec doit l’exiger», juge Sylvain Maltais.