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Marchand nie vouloir «emmerder» les autos

La « rue partagée » sur une portion de René-Lévesque fait réagir

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Bruno Marchand, veut que divers moyens de transport cohabitent sur le boulevard René-Lévesque : tramway, automobile, vélo, marche, etc.

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Bruno Marchand s’est vivement défendu de vouloir « emmerder » les automobilistes, même si son administration privilégie le scénario d’une rue partagée sur la portion du boulevard René-Lévesque située dans Montcalm.

Le maire de Québec a également promis, mercredi, de consulter les citoyens pour s’assurer de ne pas déplacer les problèmes de circulation dans les rues environnantes. 

À ses yeux, « ça suppose de faire de la place au tramway et à différentes façons de se véhiculer. Oui par voiture, mais aussi par vélo ou à pied. Le but est de faire de la place à toutes ces opportunités-là. Ce n’est certainement pas d’emmerder les voitures ».

Assurant « qu’il y a de gros avantages à une rue partagée pour les gens qui y habitent et pour les commerçants », M. Marchand a admis qu’il « peut aussi y avoir des risques. Il faut trouver des façons de mitiger ces risques-là pour bâtir avec eux [les riverains] les meilleures solutions ».

Un des risques est de voir la circulation automobile bifurquer dans les rues de Montcalm. « Notre but est de faire en sorte qu’on évite ce risque-là, a laissé tomber le maire. Il faut trouver des solutions [comme] de rendre le transport collectif plus accessible. » 

Mercredi, Le Journal a pu se faire confirmer que l’administration Marchand irait de l’avant avec l’idée de « rue partagée » entre le Grand Théâtre et l’avenue des Érables.

En 2028, quand le tramway sera mis en service, cela impliquera une réduction de l’espace dévolu aux voitures sur cette portion du boulevard René-Lévesque.

Les partis d’opposition réagissent

Les deux partis d’opposition ont réitéré l’importance de consulter les citoyens avant de prendre des décisions finales.

« Je suis vraiment surpris que le maire n’ait pas choisi de consulter les citoyens riverains là-dessus », s’est étonné Claude Villeneuve, chef d’Équipe Marie-Josée Savard.

Pointant le risque de voir la circulation détournée dans les rues avoisinantes, il a regretté une décision « un peu précipitée » du maire. 

Raisonnement semblable chez Éric Ralph Mercier. « Les résidents et les commerçants vont vivre un véritable enfer, a déploré le chef de Québec 21. On va éventrer la ville et ils vont se buter à de nombreux obstacles avant de joindre leurs domiciles et leurs commerces. »

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec, a appelé à sauver le maximum d’arbres sur le tracé du tramway, même au détriment de la circulation automobile. 

De son côté, Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, a assuré que les expériences internationales de rues partagées ont globalement été bénéfiques aux citoyens et aux commerçants.  

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin