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Quatre ans de détention pour un père qui a agressé sexuellement sa fillette

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Un père qui a agressé sexuellement sa propre fille alors qu’elle était âgée de moins de trois ans a écopé de quatre ans de détention, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

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L’homme de 28 ans, dont l’identité ne peut être révélée afin de protéger celle de la victime, avait été reconnu coupable le 15 décembre dernier de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur son enfant, durant les mois de juillet et août 2017.

Les événements d’agression se produisaient lorsque l’accusé donnait le bain à sa fillette. Le père abuseur profitait de ce moment de solitude avec sa petite fille pour perpétrer ses crimes, dont certains comportaient des gestes très intrusifs.

Dans ce dossier, la procureure de la Couronne, Me Laila Belgharras, a réclamé une sentence de 54 mois d’incarcération, alors que l’avocate de la défense, Me Justine Levasseur, souhaitait une peine de 24 mois. Le juge de la Cour du Québec Conrad Chapdelaine a tranché la question, mercredi, et condamné le délinquant sexuel à 48 mois de détention.

Au moment de rendre sa sentence, le magistrat a précisé que «la nature des gestes [...] posés et leur répétition se [situaient] à un niveau élevé de gravité». Au chapitre des facteurs aggravants, il a souligné l’abus de confiance du père envers sa fillette, tout comme le très jeune âge de la victime.

«La culpabilité morale du délinquant est plus accentuée lorsque la victime est particulièrement jeune et donc encore plus vulnérable à la violence sexuelle», a-t-il déclaré. L’enfant n’avait deux ans et 10 mois au moment des agressions. Quant à l’aspect de la filiation paternelle, le juge Chapdelaine a qualifié l’abus de confiance «de la plus haute importance».

Le pédophile de son côté ne présente «aucune amorce de réflexion ou d’introspection permettant de croire à une prise de conscience et à un début de réhabilitation», a affirmé celui qui préside le tribunal. Le juge Chapdelaine a d’ailleurs été incapable d’identifier des facteurs atténuants.

Si l’on soustrait la détention provisoire de 1095 jours purgés jusqu’à maintenant par le délinquant, il lui reste 12 mois à faire dans ce dossier. Il devra se soumettre à une probation et être inscrit au registre des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans.

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