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Alstom et Siemens lèvent la main pour le tramway de Québec

Les deux fabricants veulent le contrat des rames à Québec

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Illustration courtoisie

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La multinationale française Alstom – qui a avalé Bombardier Transport en 2021 – et le groupe d’origine allemande Siemens croiseront le fer pour décrocher le lucratif contrat des rames du futur tramway de Québec.

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La Ville de Québec a confirmé, aujourd'hui, l’identité des deux seules entreprises qui ont répondu à l’appel de qualification pour la « conception, la fourniture et l’entretien du matériel roulant » du projet.

La Ville s’est félicitée du dépôt de deux candidatures « de calibre international » pour ce premier volet du projet.

« Ce succès assurera le meilleur projet au meilleur prix, et ce, au bénéfice de tous les citoyens », a-t-on fait valoir dans un communiqué. 

Au cabinet du maire, Bruno Marchand s’est réjoui d’avoir franchi cette « importante » étape, se disant « très heureux de voir que la construction du tramway suscite l’intérêt des entreprises ».

Si elles se qualifient toutes les deux, Alstom Transport Canada inc. et Siemens Mobilité Limitée seront ensuite invitées, plus tard cet hiver, à chiffrer leur proposition.

« Au terme de cette démarche, le partenaire privé retenu pour le matériel roulant devrait être sélectionné à l’été 2022 », précise-t-on.

Prise deux concluante

En juin dernier, la Ville de Québec avait dû reprendre son processus d’approvisionnement puisqu’elle s’était retrouvée avec un seul soumissionnaire en lice, après le désistement de deux consortiums sur trois.

Le bureau de projet et l’ex-maire Régis Labeaume avaient alors choisi de scinder en deux le processus pour favoriser une saine concurrence entre les différents fabricants de véhicules ferroviaires.

Le deuxième appel de qualification pour la conception, la construction, le financement et l’entretien des infrastructures (plateforme, stations, pôles d’échanges, tunnel, réseaux techniques et urbains, centre d’entretien, etc.) n’est pas encore terminé.

Délai additionnel accordé

La date limite pour le dépôt des candidatures (prévue le 25 janvier) vient d’être repoussée au 22 février, a-t-on fait savoir aujourd'hui.

« Ce changement répond à des demandes émanant de candidats potentiels souhaitant disposer d’un délai supplémentaire pour la préparation de leur dossier. Cette demande est reçue positivement puisqu’elle favorisera non seulement le dépôt de candidatures de qualité, mais encouragera la concurrence », fait-on valoir.

Malgré ce léger délai, la Ville demeure confiante pour le respect des échéanciers du projet, évalué entre 3,3 G$ et 4 G$. La mise en service est planifiée à l’automne 2028.   

Qui sont les deux concurrents ?  

ALSTOM TRANSPORT CANADA 

  • Sur son site web, Alstom se décrit comme le « premier opérateur ferroviaire privé en Amérique du Nord »
  • L’entreprise est présente au Canada depuis plus de 80 ans. Son siège social « de la région Amériques » est situé à Saint-Bruno-de-Montarville au Québec. 
  • Alstom a fait l’acquisition de Bombardier Transport en janvier 2021, et pourrait donc fabriquer le tramway à l’usine de La Pocatière et/ou à ses diverses installations de Saint-Bruno, Brampton, Kingston ou Thunder Bay. 
  • Plus de 4500 employés au pays.  

SIEMENS MOBILITÉ LIMITÉE 

  • Sur son site web, Siemens dit offrir des solutions au secteur canadien des transports « depuis plus de 40 ans ». 
  • Le groupe a notamment fourni des véhicules légers sur rail à Edmonton et Calgary, livré des rames de train à VIA Rail et électrifié les voies ferrées des trains légers à Kitchener-Waterloo.  
  • Le groupe d’origine allemande dit compter environ 2500 employés au Canada ainsi que 24 bureaux et usines de production au pays.   

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