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Explosion mortelle à Saguenay: la Commission des droits de la personne ouvre une enquête

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La mort violente de deux jeunes enfants avec leur père dans une explosion dans un domicile de Jonquière plus tôt cette semaine a incité la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) à ouvrir une enquête.

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La CDPDJ a décidé d’enquêter «de sa propre initiative», a expliqué la porte-parole Meissoon Azzaria.

«À titre indicatif, la Commission peut faire enquête si elle a des raisons de croire que les droits d’un enfant, dont la situation a été signalée à la DPJ, ont été lésés», a-t-elle expliqué.

La CDPDJ a précisé qu’elle ne commenterait pas davantage l’affaire étant donné que «le processus d’enquête est confidentiel».

Ni elle ni le CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean n’ont voulu indiquer si les deux enfants ont fait l’objet d’un signalement à la DPJ.

Les enquêteurs quittent la scène

Félix, deux ans, et son frère, Édouard, six mois, ont péri dans la puissante déflagration survenue dans une résidence de la rue Dubose, qui a aussi coûté la vie à leur père de 39 ans, Dérick Lalancette.

Selon divers témoignages, ce dernier s’était récemment séparé de sa conjointe.

Mercredi, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que la tragédie serait de nature criminelle. L’enquête tend à démontrer que l’homme aurait provoqué délibérément la déflagration.

Les enquêteurs de l’unité des crimes contre la personne ont quitté la scène en fin de journée mercredi après l’avoir passée au peigne fin.

Jeudi, les équipes du Service de l’identité judiciaire et du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale ont également réalisé leurs dernières expertises.

Plusieurs questions

Selon la SQ, cet employé de la mine Niobec à Saint-Honoré avait des connaissances dans la manipulation des explosifs.

L’enquête policière tentera de déterminer où et comment il aurait pu se procurer des explosifs, ainsi que la nature et la quantité de ces derniers.

On ignore pour l’instant si Lalancette aurait pu se procurer sur son lieu de travail le matériel nécessaire afin de commettre l’irréparable.

L’entreprise Niobec a affirmé qu’elle allait collaborer pleinement avec les autorités compétentes.

Elle a décliné notre demande d’entrevue, jeudi, par le biais d’une agence de relations publiques, «par égard pour l’intégrité des enquêtes en cours».

Le syndicat qui représente les travailleurs de la mine, affilié à la centrale Unifor, n’a pas non plus voulu commenter les événements.

De son côté, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a indiqué qu’elle n’avait pas été interpellée à ce jour dans ce dossier.

Un porte-parole a expliqué que si les procédures de travail et la surveillance en lien avec les explosifs relèvent de son mandat, ce ne serait pas le cas d’un éventuel vol d’explosifs, un acte de nature criminelle qui relèverait plutôt de la police.