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Les cliniques vétérinaires font aussi du délestage

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Des vétérinaires débordés préviennent qu'ils n'arrivent plus à soigner tous les animaux et lancent un avertissement aux Québécois leur demandant de tout faire pour éviter que leur bête tombe malade.  

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Déjà en pénurie avant la pandémie, le variant omicron a asséné le coup de grâce dans le milieu vétérinaire. Les employés malades jumelés à une hausse des animaux à la maison, ont fait en sorte que les cliniques n'y arrivent plus. Comme dans les hôpitaux, il y a du délestage. 

« Les gens doivent s’armer de patience et éviter le plus possible de faire en sorte que leur animal développe des problèmes de santé. Sauf pour des cas d’extrême urgence, nos membres ne peuvent plus répondre à la demande », explique le Dr Gaston Rioux, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. 

Dr Gaston Rioux, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec.
Courtoisie
Dr Gaston Rioux, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec.

Les parcs à chiens seraient notamment à éviter en raison des risques de transmission de maladies infectieuses, comme la toux de chenil, le distemper et le parvovirus, des maladies qui peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées.  

De nombreuses cliniques refusent carrément les nouveaux clients et des propriétaires d’animaux en région éloignée doivent parcourir de longues distances pour voir un spécialiste.  

Par exemple, une dame a rapporté à l’Ordre qu’elle a approché en vain 14 cliniques vétérinaires de sa région pour faire examiner son chien fiévreux. Toujours les mêmes réponses; manque de personnel, pas de nouveaux clients, rendez-vous disponible dans quelques semaines seulement. Elle a finalement pu voir un spécialiste... à 2h30 de route. Opéré d’urgence, l’animal a été sauvé.  

Chats à risque 

L’Ordre, qui regroupe 2675 médecins vétérinaires partout au Québec, recommande de limiter les contacts entre les animaux, surtout si leur vaccination n’est pas à jour.  

Or, il s’agit justement d’une des premières interventions ayant été repoussée dès le début de la pandémie pour se concentrer sur les cas urgents, comme les blessures.  

« Les chats ne sont pas épargnés par les risques s’ils ne sont pas vaccinés », reprend le Dr Michel Pépin, porte-parole de l’Association des médecins vétérinaires du Québec.  

Le Québec compte 200 000 chiens et chats de plus depuis le début de la pandémie, souligne-t-il, référant à un sondage mené sur la question il y a quelques mois. Ces animaux doivent être vus dans leur première année de vie pour recevoir des vaccins et subir la stérilisation.  

Colère  

L’appel de l’Ordre est accompagné d’une mise en garde contre la mauvaise humeur de plus en plus fréquente des clients qui sont confrontés aux bris de service. « Nous avons dû ajouter une mise en garde sur notre messagerie téléphonique », mentionne le Dr Martin Fournier, qui gère trois cliniques vétérinaires à Amqui, Rimouski et Mont-Joli. Chaque jour, son personnel subit les foudres de clients furieux de ne pas avoir accès à des services adéquats.  

Dr. Martin Fournier.
Dr. Martin Fournier.

Les sept professionnels qui forment l’équipe ont annoncé depuis plusieurs mois qu’ils ne prenaient plus de nouveaux clients. Les interventions non urgentes ont été repoussées de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois. « Nous avons procédé à du délestage comme dans le réseau hospitalier », souligne le Dr Fournier. 

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

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Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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