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Détenu dans un «maximum», Magnotta veut être transféré dans un établissement à sécurité moyenne

Luka Rocco Magnotta
Photo d'archives Luka Rocco Magnotta

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L’air de la Côte-Nord ne fait pas l’affaire de l’assassin Luka Rocco Magnotta, lequel veut quitter le pénitencier de Port-Cartier afin d’être envoyé dans un établissement à sécurité moyenne.

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«Une décision a été prise par la direction à l’effet de maintenir sa cote de sécurité à “maximale”, refusant par conséquent sa demande de transfert», peut-on lire dans une demande de contrôle judiciaire déposée à la Cour fédérale à Ottawa.

Magnotta, 39 ans, purge depuis 2014 une peine de prison à vie pour le meurtre prémédité de l’étudiant chinois Jun Lin, survenu deux ans plus tôt à Montréal. 

L’assassin s’était par la suite filmé en train de dépecer le cadavre, avant de mettre la vidéo en ligne. Il avait ensuite envoyé des parties du corps à travers le Canada avant de prendre la fuite.

Sa cavale en France, jusqu’à son arrestation dans un café internet en Allemagne, avait fait les manchettes partout dans le monde. Rapatrié au Canada, il avait été déclaré coupable entre autres de meurtre et d’outrage à un cadavre, ce qui lui avait valu la prison à vie, sans possibilité de libération avant 2037.

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Devant la cour

Sauf qu’après environ huit ans dans un pénitencier à sécurité maximale où il s’est même marié avec un codétenu meurtrier, Magnotta estime qu’il est temps de baisser sa cote de sécurité. Sa demande a toutefois été refusée, ce qui a poussé l’assassin à soumettre un grief.

«Une décision serait peut-être rendue d’ici mai 2022», peut-on lire dans la demande de Magnotta, qui reproche aux services carcéraux de traîner de la patte dans son dossier.

Il a donc saisi la Cour fédérale, qui devrait prochainement entendre la cause.

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