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Un enfant de 3 ans oublié dehors par la garderie

Le garçon de 3 ans a été retrouvé, alors qu’il marchait seul sur une route principale

Laurence Le Maigat
Photo Chantal Poirier Laurence Le Maigat et Cédric Marsolle avec leur fils William, qui a été oublié à l’extérieur par la garderie. Il a été retrouvé le long d’une artère principale de Laurentides.

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Des parents traumatisés poursuivent une garderie des Laurentides, dont les responsables ont oublié leur enfant dehors. Le garçon de 3 ans a ensuite été retrouvé, alors qu'il marchait sur la route 117.

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«Il y a quelques mois, rien que de l’imaginer à cette place-là, je capotais encore sévère», témoigne Laurence Le Maigat, résidente de Saint-Sauveur. 

Le 8 mars dernier, elle a reçu un appel de la garderie privée que fréquentait son enfant, Ateliers éducatifs Caroline et ses amis, à Piedmont. «J’arrive sur place et je vois des voitures de police», raconte-t-elle.  

Son fils William, qui avait 3 ans à l’époque, venait d’être recueilli par une automobiliste, alors qu’il marchait seul sur la route 117. 

L’enfant avait été oublié dehors après la sortie matinale, peut-on lire dans la mise en demeure datée du 30 septembre, dont Le Journal a obtenu une copie.

Bonne Samaritaine

«On pense qu’il essayait de rentrer à la maison [...]. Les voitures klaxonnaient parce que William essayait de traverser [...]. On a vraiment eu une bonne étoile», soupire Mme Le Maigat.

«Non seulement ils l’ont oublié, mais qu’ensuite, ils ne s’en soient pas rendu compte... Je n’arrive toujours pas à l’accepter. C’est de la négligence», souligne-t-elle. 

«Le premier rôle d’une garderie est d’assurer la sécurité des enfants, rappelle Me Jimmy Lambert, l’avocat au dossier. Il y a nécessairement une faute lourde, une faute claire.»

Régression

À la suite de l’incident, le garçon a développé une peur des voitures, il faisait des cauchemars récurrents. Il a également régressé au niveau de la propreté et du langage.  

En raison du choc émotionnel, les parents ont dû s’absenter du travail et recevoir des soins psychologiques ou psychiatriques.  

Mme Le Maigat n’a pu reprendre son travail d’adjointe administrative à temps plein qu’à la mi-juillet. «J’avais beaucoup de mal à me concentrer», raconte celle qui a dû être traitée pour un choc post-traumatique.  

Pendant des mois, elle a été incapable de faire confiance à une nouvelle garderie. 

«Il y a encore des hauts et des bas. Je suis beaucoup plus angoissée. Je ne les avais pas avant, ces angoisses.» 

La famille demande donc à la garderie de lui verser plus de 24 000$ en dommages, indique-t-on dans la mise en demeure.  

Une enquête aurait été ouverte auprès du ministère de la Famille au sujet de l’incident. Au moment de publier, le ministère n’avait toutefois pas répondu à nos questions.  

De son côté, la garderie n'a voulu faire aucun commentaire, le dossier étant entre les mains des avocats. 

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