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Du pareil au même

Le commissaire de la LNH Gary Bettman
Photo d'archives, AFP Le commissaire de la LNH Gary Bettman

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Faut-il s’étonner de la réaction de Gary Bettman à la suite de son entretien, hier, avec le ministre Eric Girard ? Pas du tout.

C’était même à prévoir.

Dans les faits, la LNH, en dépit de la pandémie, réalisera possiblement des revenus de plus de 5 milliards $, elle vient de signer une entente très lucrative avec les réseaux de télévision américains. La popularité du hockey aux États-Unis invite les télédiffuseurs à manifester un intérêt.

Bref, tout va bien, sauf le problème des équipes canadiennes avec les restrictions sanitaires.

Pourquoi alors accepter de rencontrer le gouvernement du Québec si tout baigne dans l’huile ?

Il n’y a aucune ligue professionnelle qui va refuser l’invitation de partager certains projets avec un gouvernement. Que ce soit le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral, ou encore des États américains.

Il n’y a jamais un partenaire plus fiable qu’un gouvernement.

Heure juste

Bettman et son bras droit, Bill Daly, ont fait connaître les plans de la ligue pour les prochaines années. Ils ont donné l’heure juste dans le sens qu’il n’y a aucun projet d’un élargissement des cadres. Et aucune équipe, sauf l’Arizona, ne montre des signes inquiétants relativement au budget d’exploitation.

Voilà qui réduit passablement le champ d’action du gouvernement du Québec.

Cependant, comme le précise Bettman, les dirigeants de la Ligue nationale savent que le projet du retour du hockey professionnel à Québec demeure toujours sur le bureau du premier ministre, il n’a pas pris la direction de la « filiale 13 ».

Bettman a toujours préparé un plan « B » pour chacune des décisions qu’il entend prendre.

Il sait que le retour du hockey dans la grande région de Québec n’a jamais perdu de son intérêt. Également, Québec s’est doté d’un amphithéâtre ultra moderne et elle répond à tous les critères exigés pour obtenir une concession. Au niveau des partenaires d’affaires, on connaît l’implication de Québecor dans le dossier. Il y a sûrement d’autres entreprises et hommes d’affaires qui ont laissé miroiter la possibilité de joindre un groupe de partenaires potentiels.

Mais il faudra de la patience. Beaucoup de patience.

Si la concession de l’Arizona est la plus vulnérable depuis que les membres du conseil de ville de Tempe, où les propriétaires des Coyotes aimeraient déménager leur entreprise dans un concept immobilier avant-gardiste, ce projet risque de ne pas obtenir l’approbation des conseillers. L’équipe pourrait alors trouver preneur à Houston au Texas.

Dans l’Est, puisqu’une équipe à Québec évoluerait à l’intérieur de cette association, il n’y a qu’une formation qui pourrait éventuellement se retrouver dans une situation délicate, ce sont les Sénateurs d’Ottawa.

Que fera Eugene Melnyk au cours des prochaines années, ou de la prochaine année ? Il y a toujours ce projet d’un amphithéâtre au centre-ville qu’on tente de faire revivre, mais il s’agit d’un long processus.

Par conséquent, on en revient à la case départ.

Rien n’a changé au niveau des conditions d’entrée.

Ça va passer par le transfert d’une concession.