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Internationaux d’Australie: tout est possible

Encore une fois, le tableau féminin sera grand ouvert

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Photo AFP Ashleigh Barty a pris part à un entraînement, jeudi, en vue des Internationaux d’Australie.

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Les Internationaux d’Australie seront-ils le théâtre d’un nouveau conte de fées comme celui vécu à New York il y a quelques mois ? Rien n’est impossible, car au tennis féminin, les surprises sont depuis longtemps devenues la norme.

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Quatre mois se sont écoulés depuis le sacre de la jeune Britannique Emma Raducanu au US Open. Première qualifiée de l’histoire à soulever un trophée majeur, la 150e mondiale avait réussi l’exploit devant une adversaire aussi inattendue : la Québécoise Leylah Fernandez, alors 73e.

S’il est difficile de rêver à une autre finale aussi rafraîchissante pour la première levée du Grand Chelem de la saison, il est également dur de cibler qui en sont les réelles favorites.

En ce début d’année, le top 10 féminin a rarement été si peu expérimenté. Des 10 joueuses les mieux classées au monde cette semaine, seules quatre ont déjà remporté un titre majeur : l’Australienne Ashleigh Barty (1re), l’Espagnole Garbine Muguruza (3e), la Tchèque Barbora Krejcikova (4e) et la Polonaise Iga Swiatek (8e).

La patronne et la revenante

Patronne de la WTA, Barty semble d’ailleurs la valeur la plus sûre à l’aube de la quinzaine. Déjà sacrée à Adélaïde cette année, la joueuse de 25 ans rêve d’ajouter à son palmarès le titre majeur à Melbourne, devant les siens.

À son premier tournoi de la saison, l’Australienne s’est montrée intraitable, échappant une seule manche en route vers le 14e triomphe de sa carrière. 

« J’ai monté en puissance à chaque match », s’est-elle réjouie au terme de la finale.

La Roumaine Simona Halep (15e) a aussi amorcé 2022 en force, remportant l’épreuve préparatoire de Melbourne, un premier titre depuis qu’une blessure à un mollet l’a contrainte à trois mois d’inactivité l’an dernier.

Après une saison ponctuée par deux pauses du tennis pour soigner ses problèmes de santé mentale, la Japonaise Naomi Osaka (14e) a disputé à Melbourne la semaine dernière son premier tournoi depuis sa défaite face à Fernandez aux Internationaux des États-Unis.

Blessée à un muscle abdominal, l’ancienne numéro 1 a été contrainte de se retirer en demi-finale la semaine dernière. Mais si le corps et la tête tiennent, l’athlète féminine la mieux payée au monde demeurera l’une des joueuses les plus dangereuses des Internationaux d’Australie, où elle a déjà été titrée deux fois.

Même si, de son propre aveu, son seul objectif cette année est « d’avoir du plaisir sur le terrain », une joie qui s’était dissipée depuis un moment.

Les jeunes attendues

Et les deux princesses du tennis, Raducanu et Fernandez ? Leur finale à New York leur a procuré gloire et commanditaires, mais depuis, elles n’ont pas affiché les mêmes résultats sur les terrains.

Si la Québécoise s’en est somme toute bien tirée avec une ronde des 16 à Indian Wells, puis un deuxième tour à Adélaïde, où elle a été sèchement défaite par Swiatek, ce fut laborieux pour Raducanu.

Véritable coqueluche en Grande-Bretagne depuis son triomphe, la jeune étoile n’a remporté que deux matchs à ses quatre derniers tournois.

« Je serais surprise si Emma Raducanu était toujours dans le top 20 à la fin de la saison », a d’ailleurs déclaré récemment l’ex-joueuse américaine Pam Shriver. 

À Melbourne, qui ne sera que le troisième tournoi du Grand Chelem de sa carrière, la 18e mondiale aura d’ailleurs un bon défi d’entrée de jeu, elle qui se mesurera à la puissante Américaine Sloane Stephens.

Quant à Leylah, tête de série d’une épreuve majeure pour la première fois (23e), elle aura droit à un premier tour plus favorable (voir le tableau ci-dessus). Mais encore faut-il voir dans quelle forme elle sera, elle qui a déclaré forfait à Sydney la semaine passée.

Premier tour des Canadiennes  

LUNDI 

Leylah Fernandez (23e favorite)
c. Maddison Inglis, Australie, 139e mondiale    

Rebecca Marino (qualifiée – 146e mondiale)
c. Marie Bouzkova, République tchèque, 80e mondiale       

Elles sont favorites pour l’emporter   

  • Ashleigh Barty (Australie, 1re tête de série)    
  • Garbine Muguruza (Espagne, 3e)    
  • Simona Halep (Roumanie, 15e)        

Analyse :
Non seulement elles sont parmi les joueuses les plus expérimentées en Grand Chelem, mais elles ont affiché une bonne forme dernièrement. Muguruza a perdu en quarts à Sydney, mais elle a remporté le titre à Guadalajara, au Mexique, en fin de saison passée. Barty et Halep ont toutes deux déjà gagné un tournoi cette année. 

Elles pourraient brouiller les cartes   

  • Maria Sakkari (Grèce, 5e tête de série)    
  • Paula Badosa (Espagne, 8e)    
  • Ons Jabeur (Tunisie, 9e)        

Analyse :
Dans la chaleur australienne, la forme physique de Sakkari, demi-finaliste aux derniers Internationaux des États-Unis, sera un atout. Jabeur est l’une des étoiles montantes du circuit et a fait du dommage sur la WTA dans les derniers mois de 2021. Titrée à Indian Wells, Badosa sera aussi à surveiller, mais elles sont très nombreuses à pouvoir rêver aux grands honneurs.