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Jade Bordeleau: parmi les plus beaux espoirs à seulement 16 ans

Jade Bordeleau: parmi les plus beaux espoirs à seulement 16 ans
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À seulement 16 ans, Jade Bordeleau fait partie des plus beaux espoirs québécois chez les filles au soccer. Elle ne regrette donc pas d’avoir préféré le ballon rond à la rondelle, même si l’environnement familial aurait pu dicter le contraire. 

«Je n’ai pas voulu jouer au hockey», dit celle qui est la fille de Sébastien Bordeleau, ancien joueur du Canadien de Montréal, et dont le frère Thomas a été repêché en deuxième ronde par les Sharks de San Jose en 2020.

Comme quoi son choix n’était pas mauvais, Jade a récemment participé à un camp d’identification au Mexique avec l’équipe canadienne U17.

«Là-bas, les entraîneurs regardaient le talent des joueuses, mais ils ont dit qu’ils avaient invité celles qui travaillent d’abord et avant tout», note la jeune Bordeleau.

C’est là où un parallèle peut être tracé entre elle et son père Sébastien, qui était justement reconnu comme un joueur avec du cœur au ventre au moment de défendre les couleurs du CH entre 1996 et 1998.

«Plus jeune, je n’étais pas la meilleure techniquement. je courais partout et je fonçais dans tout le monde, raconte l’athlète de Terrebonne, en riant. Mon père, lui, me disait de continuer de travailler et qu’un jour, ça allait rapporter.»

Jade Bordeleau pose, lorsqu'elle était enfant, avec son père Sébastien, ancien joueur du Canadien de Montréal. LE 23 DEC 2021. Photo Courtoisie
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Jade Bordeleau pose, lorsqu'elle était enfant, avec son père Sébastien, ancien joueur du Canadien de Montréal. LE 23 DEC 2021. Photo Courtoisie

Quelques similitudes

S’il en connaît davantage au hockey, Sébastien s’est surpris à s’impliquer dans le monde du soccer, ayant même été adjoint de l’entraîneur pour le club de sa fille, il y a quelques années.

«On parle de deux sports différents, mais il y a des similitudes sur la façon d’utiliser son corps et de protéger la rondelle ou le ballon, affirme-t-il, lui qui occupe maintenant un poste d’entraîneur relié au développement des joueurs dans l’organisation des Predators de Nashville. Il y a un aspect technique et un aspect mental individuel à développer, peu importe le sport. Comme entraîneur, il faut savoir comment être exigeant, mais en ne perdant pas de vue l’importance d’avoir du plaisir.»

«À ma fille, je lui ai toujours dit "défonce-toi et il arrivera ce qui va arrivera"», ajoute Sébastien, avec une fierté dans la voix.

Rêver aux Jeux olympiques

Évidemment, Jade Bordeleau a encore beaucoup de travail devant elle afin d’atteindre ses plus grands objectifs, mais la détermination semble bel et bien au rendez-vous.

«Les Jeux olympiques représentent probablement le plus grand rêve auquel je pourrais aspirer, mentionne celle qui est aussi la petite-fille de Paulin Bordeleau. Pour y arriver, je devrai toutefois me tailler une place sur l’équipe nationale.»

La jeune fille avoue avoir été inspirée par la médaille d’or obtenue par l’équipe canadienne de soccer à l’issue du tournoi féminin des Jeux olympiques de Tokyo.

«C’est sûr que j’ai regardé cette finale, a-t-elle convenu. Toutes les joueuses de soccer au Canada l’ont regardée.»

Jade Bordeleau fait partie des Québécoises ayant participé à la finale nationale de la Coupe Danone des Nations, ce jeudi 6 juillet 2017, à Boucherville.
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Jade Bordeleau fait partie des Québécoises ayant participé à la finale nationale de la Coupe Danone des Nations, ce jeudi 6 juillet 2017, à Boucherville. PHOTO COURTOISIE

La bourse de l'indépendance 

La joueuse de soccer Jade Bordeleau s’est vu remettre une bourse individuelle de 1500 $ le mois dernier par la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec. Au total, 40 étudiants-athlètes ont alors été récompensés pour un montant global de 106 000 $.

«Je suis tellement reconnaissante envers mes parents et tout ce qu’ils m’ont donné et je ne sais jamais trop comment leur remettre ça, a mentionné l’athlète de 16 ans. Avec cette bourse, ça me permet d’être plus indépendante dans l’achat de mon équipement.»

Son père Sébastien, ancien joueur de la Ligue nationale de hockey, a évidemment été un atout précieux dans le développement sportif de sa fille, mais celui-ci est le premier à reconnaître l’apport de la maman, Chantal Dubois.

«Ma femme est gynécologue et les médecins doivent faire beaucoup de sacrifices durant leurs études, a indiqué Sébastien. Elle aussi travaille très fort dans son domaine.»

Excellence académique

Au-delà de ses exploits sportifs, la bourse obtenue par Jade Bilodeau est venue souligner son excellence académique. Présentement étudiante en cinquième secondaire au programme sport-études de l’École Saint-Gabriel à Sainte-Thérèse, elle avait maintenu, dans la dernière année, une moyenne générale de 88 %.

Si une bourse d’études pour jouer au soccer est envisageable dans une université américaine, la jeune fille pourrait tout aussi bien étudier un jour la biologie, la chimie ou... la médecine.

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