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La CAQ a l'art de faire les choses à l'envers

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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L’art de faire les choses à l’envers.  

Le gouvernement Legault a sorti l’arme nucléaire mardi en proposant un vaccimpôt très controversé. 

Deux jours plus tard, il y va d’un autre tour de vis beaucoup plus réaliste et réalisable pour convaincre les derniers récalcitrants à rouler leur manche. 

Étendre le passeport vaccinal, on en parlait depuis des semaines. 

Cela « emmerdera » à coup sûr les non-vaccinés tout en évitant un psychodrame comme celui que le gouvernement se surprend d’avoir créé avec sa taxe sur les non-vax. 

Débat nécessaire

Pour augmenter le taux de vaccination déjà un des plus élevés au monde, Québec avait d’autres outils à sa disposition. 

Au moins, il y aura un débat public qu’on espère sérieux sur la question.

Cette taxe est une atteinte trop grave aux libertés pour faire l’économie d’une réflexion de fond. 

Il y a des limites à gouverner par décret. 

La docilité des Québécois aussi a ses limites. La conférence de presse du 30 décembre, qui nous a ramenés au début de la pandémie, avec ses commerces fermés le dimanche, l'interdiction de tout rassemblement intérieur et son couvre-feu, a passé de travers pour de nombreux Québécois raisonnables qui s’attendent à ce qu’on leur explique clairement l’impact qu’auront leurs sacrifices, après 22 mois de crise. 

Les mesures les plus liberticides employées par Québec ont de plus en plus tendance à ressembler à d’immenses troncs d’arbres qui cachent la forêt. 

Qu’en est-il de cette forêt ? 

Réaliste ?

La vaccination chez les enfants qui a tardé, tout comme la troisième dose. Deux choses que le gouvernement contrôle. 

Que dire de notre système de soins de santé, qui craque à la moindre occasion ? Il était malade bien avant cette pandémie. 

L’incapacité de Québec, aussi, à imposer la vaccination aux employés de l’État.

Le jeu en vaudra-t-il la chandelle dans le cas du vaccimpôt ? Sa mise en œuvre exigera beaucoup de ressources de l’État et de temps à nos parlementaires. 

À moins que les quelques milliers de premières doses obtenues sous cette menace justifient qu’on laisse tomber dans quelques semaines ?

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