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Des profs unissent leurs forces pour aider les élèves à réussir

Le travail d’équipe leur a permis de marquer des points: les résultats des élèves sont en hausse

Marylène Bélair école Louis-Cyr
Serge Drouin/Courtoisie L'enseignante Marylène Bélair en classe avec ses élèves de cinquième secondaire.

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À l’école secondaire Louis-Cyr, en Montérégie, les enseignants de français de tous les niveaux ont uni leurs efforts pour s’attaquer aux difficultés de leurs élèves en orthographe grammaticale.

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Travailler en équipe pour surmonter les difficultés en écriture

Le travail d’équipe leur a permis de marquer des points: les résultats de leurs élèves à l’épreuve d’écriture de cinquième secondaire sont en hausse constante depuis cinq ans, étant passés de 69 à 75% entre 2015 et 2019.

Il y a quelques années, alors qu’ils étaient réunis pour analyser les résultats de leurs élèves, les enseignants en sont vite arrivés au même constat: l’orthographe grammaticale est la bête noire d’une majorité d’élèves, en particulier des garçons, raconte Marylène Bélair, enseignante de cinquième secondaire dans cette école de Napierville.

Appuyés par leur direction, ils ont décidé de s’y attaquer et d’en faire une priorité. «On a voulu intervenir le plus tôt possible dans le parcours de l’élève, sinon les difficultés deviennent de plus en plus grandes», explique Stéphane Brault, qui était directeur de l’école Louis-Cyr à cette époque.

Épaulés par une conseillère pédagogique, les enseignants ont déterminé des priorités pour chaque niveau d’enseignement. 

Ils ont changé leurs approches en se documentant sur les pratiques efficaces issues de la recherche en éducation. Ils ont partagé leurs bons coups.

Profil de scripteur  

En cinquième secondaire, Marylène Bélair insiste sur l’importance de faire écrire les élèves régulièrement. Elle les amène aussi à réfléchir à leur «profil de scripteur», afin que chacun puisse déterminer ses forces et ses faiblesses, et les moyens à prendre pour combler ses lacunes.

«Je rencontre personnellement tous ceux qui ont le plus de difficulté. Ça leur permet de faire une prise de conscience. Il y a parfois des élèves qui ont connu des échecs à répétition; il faut voir avec eux comment on peut briser ce cercle vicieux», témoigne Mme Bélair.        

«L’engagement et l’implication des élèves, c’est super important. En fin de compte, ce sont eux qui tiennent le crayon, pas moi», ajoute-t-elle.

Des services d'orthopédagogie ont aussi été ajoutés, pour donner un coup de pouce à ceux qui ont le plus de difficulté.

Cibler les garçons

Pour intéresser davantage les garçons à la lecture et à l’écriture, les enseignants ont aussi revu leur choix de romans ou de sujets de rédaction. 

En deuxième secondaire, par exemple, les profs ont exploité le thème des chevaliers, associé à des contenus du cours d’histoire.

Les services d'orientation ont aussi été bonifiés, afin que tous les élèves puissent rencontrer la conseillère et discuter d’un projet de vie qui les motive à réussir. 

«Ça aide grandement, quand vient le temps de s’investir à la tâche», souligne Maryse Bélair.   

De son côté, Stéphane Brault insiste sur l’importance du travail d’équipe. Le secret de cette petite victoire réside dans «la mobilisation de tous les enseignants de français, à tous les niveaux», croit-il.