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Fracture du pénis, vraiment?

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Sujet d’épouvante, s’il en est, me direz-vous ! Mais est-ce vraiment possible puisque la structure du pénis ne comporte aucun os ? Quelles en sont les causes et les conséquences, et comment la traiter ? Si la situation est plutôt rare, elle n’en demeure pas moins inquiétante. D’autant plus que certaines personnes à qui cela arrive tardent à consulter, ce qui pourrait entraîner de graves conséquences sur leur santé érectile.

Survol anatomique

Commençons par un survol anatomique de la zone ! Le pénis, l’un des organes génitaux externes du corps masculin (l’autre étant les testicules à l’intérieur du scrotum), se compose de plusieurs parties, distinctes les unes des autres. 

La partie visible à l’extrémité du pénis, lorsque découverte, se nomme le gland (le prépuce recouvre – totalement ou partiellement – le gland du pénis qui n’est pas en érection chez les hommes non circoncis. De plus, sur la partie inférieure du gland on retrouve le frein du prépuce – celui-ci est un petit repli de peau qui relie le prépuce à la base du gland). Sur l’extrémité du gland, il y a le méat urétral, un petit orifice qui ouvre sur le conduit urinaire (celui-ci parcourt la longueur du pénis, est connecté avec la base de la vessie et permet d’évacuer l’urine et le sperme) et à la base du gland se dessine la couronne, qui délimite le sillon balano-préputial. Le corps du pénis quant à lui est composé de tissu érectile bien alimenté par une grande quantité de vaisseaux sanguins. Ce qui forme le pénis ce sont trois cylindres, nommés corps spongieux et corps caverneux. Le corps spongieux se retrouve sous le pénis et recouvre l’urètre. Les deux autres corps formant le pénis sont appelés corps caverneux et se situent sur la partie supérieure. Les corps sont entourés de l’albuginée – une enveloppe qui permet à ceux-ci de s’allonger et d’augmenter en volume lors de l’érection grâce à leur élasticité. C’est à l’albuginée bien gonflée de sang que le pénis doit en partie son érection ! Et finalement, à la base du pénis et qui constitue celle-ci, on retrouve la racine (située à l’intérieur du bassin).

À prendre au sérieux

Le jargon populaire emploie le terme fracture du pénis, sans doute en raison du « crac » parfois entendu lorsque l’incident se produit. En réalité, ce qui se produit, c’est une rupture traumatique de la tunique albuginée du corps caverneux. 

Quoi qu’il en soit, la douleur est souvent vive et la situation demande une attention immédiate : si cela devait se produire, il serait alors impératif pour la personne de prendre illico la direction du service d’urgence ! 

Pour plusieurs personnes qui ont vécu cet accident, à part la douleur ressentie et le bruit entendu, la rupture provoquée donne au pénis une coloration bleutée en raison du sang qui se répand sous la peau. 

Il faut savoir que les risques de conséquences importantes sont réels s’il n’y a pas d’intervention médicale rapide et que l’urètre peut également avoir été touché – dans ces rares cas, du sang peut alors s’écouler par le méat urétral.

Après évaluation médicale complète de la situation, la chirurgie – pour réparer la rupture – et/ou la médication combinée au repos total du pénis (aucune érection ne doit avoir lieu...) ou d’autres interventions seront envisagées. 

Les conséquences pourraient aller jusqu’aux troubles érectiles ou autres, si aucune intervention médicale n’a été pratiquée.  

Généralement, la fracture survient lors d’un rapport sexuel : un pénis bien rigide, un mouvement brusque, une pression forte et un « mauvais alignement » sont les ingrédients classiques pour une recette désastreuse. Des personnes diront que certaines positions sexuelles mettent la table pour que surviennent de tels accidents... la position de la levrette (position de pénétration arrière) et la position de l’Andromaque (où la personne « propriétaire » du pénis est sur le dos et l’autre à califourchon), entre autres, se retrouvent sur le banc des accusées... mais il faut savoir qu’il n’y a pas de relation de « cause à effet » dans cette affirmation. Toutefois, plusieurs diront qu’il vaut mieux jouer de prudence !

Rare mais loin d’être anodine, la situation doit être prise extrêmement au sérieux si elle survient.