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Il est temps d'en finir avec les confinements

Il est temps d'en finir avec les confinements
Photo Andréanne Lemire

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Je ne suis pas de ceux qui accusent le gouvernement Legault de se foutre de la population ou de profiter de la crise pour assujettir les Québécois à je ne sais quel mauvais dessein.

François Legault fait ce qu’il peut pour gérer la crise. Il s’y donne corps et âme et rêve comme tout le monde d’un retour à la normalité. 

Cela ne m’empêche pas de critiquer certaines mesures. Mais je ne doute pas de la bonne foi du gouvernement. 

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Abus

Telle est aussi l’attitude de la grande majorité des Québécois qui continuent, malgré tout, à le soutenir. 

Mais quelque chose s’est passé depuis le retour aux mesures drastiques à la veille du jour de l’an. 

Tout le monde sent que le gouvernement a dérapé, qu’il a dépassé les bornes, qu’il a abusé, croyant bien faire, de la résilience des Québécois, et qu’il commence à en payer le prix. 

Sa décision de suspendre le couvre-feu en témoigne. Il avait voulu frapper fort, très fort, mais il avait frappé trop fort. Il en paie le prix à deux niveaux. 

D’abord, l’adhésion aux mesures diminue. 

Ensuite, la CAQ est politiquement fragilisée, et ne se maintient à sa place dans les sondages qu’à cause du fractionnement de l’opposition. 

Québec cherche maintenant à reprendre pied.

Il faut dire que partout dans le monde occidental, l’approche dominante n’est plus au confinement général. 

Normaliser

On répète partout qu’il faut vivre avec le virus. Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, affirmait ainsi il y a quelques jours qu’il fallait désormais voir la covid non plus comme une pandémie, mais comme une grippe. 

Autrement dit, partout, on cherche à banaliser la covid. Cela ne veut pas dire faire comme si elle n’existait pas. 

Cela veut dire qu’il faut changer d’approche mentalement et ne plus vivre dans l’urgence permanente et les confinements à répétition.